Gare aux tempêtes de sable spatiales !

Pieuvre.ca

Après les tempêtes de sables frappant les régions désertiques et semi-désertiques de notre planète, une équipe internationale d’astronomes a découvert que de telles perturbations étaient également possibles dans l’espace. Bien entendu, dans les profondeurs sidérales, plus question de courants d’air transportant du sable, mais plutôt de vents solaires poussant de minces particules de silice dans l’immensité sidérale.

Les vents solaires de notre étoile et leur effet sur la Terre

Ces vents et traînées de particules stellaires ont été détectés par le Très grand télescope, installé au Chili et géré par l’Observatoire sud-européen. L’instrument est d’une telle précision, mentionnent les chercheurs dans leur étude publiée dans Nature, qu’il serait possible, à partir du Royaume-Uni, d’apercevoir les phares d’une voiture circulant en Australie.

Cette résolution extrême a permis de mieux observer les géantes rouges, ces étoiles en fin de vie, et de détecter les gaz et les poussières étant expulsés de ces soleils.

L’existence des étoiles semblables à la nôtre prendrait ainsi fin avec un « supervent », un courant stellaire 100 millions de fois plus fort que les vents solaires habituels. Ce « supervent » aurait une durée de 10 000 ans environ, et correspondrait à l’expulsion d’environ la moitié de la masse de l’étoile. À la fin, il ne resterait donc plus qu’un fragment pâlissant de l’étoile. Notre étoile, le Soleil, commencera ainsi à expulser sa matière de cette façon dans environ cinq milliards d’années, lorsque la phase principale de sa combustion aura pris fin. Cette transformation sera également accompagné d’une importante expansion de l’enveloppe de l’étoile, qui finira par engloutir la Terre, détruisant toute forme de vie à sa surface.

La cause de ce supervent était toutefois demeurée un mystère. Les scientifiques ont assumé qu’il était provoqué par de petits grains de poussière qui se forment dans l’atmosphère de l’étoile et absorbent sa lumière. Cette même lumière stellaire pousserait tranquillement ces grains de poussière, formée de silice, loin de l’étoile.

Des modèles théoriques ont cependant démontré que ce mécanisme ne fonctionne pas correctement. Les poussières deviendraient ainsi tellement chauds qu’ils s’évaporeraient avant de pouvoir être éjectés.

Les chercheurs ont désormais découvert que les grains deviennent beaucoup plus gros que prévu auparavant. L’équipe d’astronomes parle ainsi de particules d’une taille atteignant le micromètre, soit aussi petites que la poussière retrouvée sur Terre, mais d’une taille énorme pour les vents solaires.

Des grains d’une telle taille agissent comme des miroirs et reflètent la lumière stellaire, plutôt que de l’absorber. Cela permet aux grains de poussière de conserver une température basse, et la lumière des étoiles peut ainsi les éjecter sans les détruire. Cela pourrait représenter la solution au mystère du supervent.

Les plus gros grains sont propulsés par la lumière stellaire à des vitesses atteignant les 10 kilomètres par seconde, soit la vitesse d’une fusée. L’effet est ainsi similaire à une tempête de sable. Comparativement aux grains de sable retrouvés sur Terre, par contre, les particules de silice des vents solaires demeurent petites.

Selon le professeur Albert Zijlstra, de l’Observatoire Jodrell Bank de l’Université de Manchester, en Angleterre, cette percée scientifique change la vision que les astronomes avaient de ces supervents. Pour la première fois

Dans la catégorie: Science et Technologie

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