La télévision privée se porte bien au pays
Pieuvre.ca
Les nouvelles sont bonnes pour les télédiffuseurs conventionnels privés au pays, alors que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dévoilait cette semaine les résultats financiers du milieu pour l’année de radiodiffusion se terminant le 31 août 2011. Bien que les revenus soient restés légèrement en dessous des niveaux enregistrés avant la récession, les télédiffuseurs conventionnels privés ont connu une amélioration de la rentabilité. Cette hausse est surtout attribuable à une réduction sur l’ensemble des dépenses en programmation, a fait savoir le CRTC.
Au dire de l’organisme d’État, les recettes des stations de télévision conventionnelles privées étaient presque identiques en 2010 et en 2011, passant de 2,147 à 2,153 milliards $. Les télédiffuseurs ont réduit leurs dépenses d’exploitation de 7,2 pour cent; celles-ci sont donc passées de 2,05 milliards $ à 1,9 milliard $.
Par conséquent, les bénéfices avant intérêts et impôts (BAII) ont grimpé, passant de 11,5 à 160,6 millions $ en une année. Incluant les contributions provenant du Fonds pour l’amélioration de la programmation locale, la marge de BAII a connu une hausse semblable, passant de 0,5 pour cent en 2010 à 7,5 pour cent en 2011. Il s’agit des niveaux de BAII et de marge de BAII les plus élevés depuis 2005.
Les recettes publicitaires locales ne sont pas en reste, puisqu’elles ont connu une croissance de 1,5 pour cent au cours de l’année écoulée, passant de 350,1 millions $ en 2010 à 355,3 millions $ l’année suivante. En revanche, les recettes de publicité nationale ont très peu changé et ont totalisé 1,5 milliard $.
Les investissements dans l’acquisition et la production d’émissions ont connu une légère baisse de 2010 à 2011, passant de 1,5 à 1,4 milliard $. Excluant les dépenses de 2010 en programmation canadienne pour les émissions de sport, qui ont atteint 141 millions de dollars incluant les Jeux olympiques d’hivers, les télédiffuseurs privés ont dépensé 4,2 pour cent de plus sur la programmation canadienne en 2011. Les dépenses sont donc passées de 540,2 millions $ en 2010 à 562,9 millions $ en 2011; de cette somme, 153 millions $ ont été payés aux producteurs indépendants pour l’acquisition d’émissions, précise le CRTC.
Les émissions d’information ont par ailleurs obtenu la part du lion en termes de dépenses de programmation, alors que les télédiffuseurs privés ont déboursé 316,9 millions $ pour produire les divers bulletins et journaux télévisés. Les émissions d’intérêt général suivent avec 71,6 millions $.
En 2011, les télédiffuseurs conventionnels privés employaient 6 337 personnes et ont dépensé 531,7 millions de dollars en salaires, tandis que l’année précédente, ils employaient 6 282 personnes et ont déboursé 511 millions de dollars en salaires.
Radio-Canada, enfin, avant l’annonce effectuée mercredi concernant les compressions découlant des coupures budgétaires fédérales, déclarait des recettes de publicité de l’ordre de 369,6 millions $, en hausse de 9,1 pour cent par rapport aux 338,8 millions $ rapportés l’année précédente. Cette somme est toutefois appelée à croître lors des trois prochaines années, alors que les réductions de dépenses conservatrices ont poussé la SRC à augmenter ses recettes publicitaires d’au moins 50 millions $ pendant cette période.
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