Prévoir, petit à petit, les risques de contagion boursière
Pieuvre.ca
Des chercheurs ont découvert une méthode permettant de calculer la possibilité de pertes importantes sur les marchés boursiers de la planète en identifiant les périodes durant lesquelles les chocs boursiers seraient le prompts à se répandre sur divers marchés nationaux.
Cet « indice de la fragilité » identifie les périodes lors desquelles les marchés boursiers internationaux sont plus susceptibles de succomber à des reculs généralisés en déterminant les risques habituels. L’indice indique également lorsque le risque de conséquences systémiques est élevé dans des marchés englobant divers pays, et démontre une probabilité croissante d’une crise des Bourses.
Par exemple, les économistes et les autres experts du secteur des finances ayant oeuvré à la conception de l’indice ont fait savoir que les probabilités d’un recul des Bourses mondiales étaient d’environ 33 pour cent lors des jours au cours desquels l’indice était élevé, mais qu’elles redescendaient à environ cinq pour cent lorsque l’indice était plus faible.
Selon Dave Berger, un professeur adjoint en finance à l’Université de l’Oregon, aux États-Unis, et principal auteur de l’étude sur la création de l’indice, celui-ci pourrait être très utile pour les décideurs publics, les gestionnaires financiers et, ultimement, les investisseurs privés.
À un niveau, poursuit-il, l’indice de fragilité est une mesure prise lorsque les mouvements des cours boursiers risquent le plus d’être exagérés, de façon positive ou négative. Lorsque l’indice est élevé, les mouvements sont plus extrêmes. Lorsque la fragilité est moindre, les mouvements boursiers sont moins à risques de représenter une grande amplitude, encore une fois en termes de croissance ou de décroissance de la valeurs des cours.
En termes d’impacts concrets, les rendements positifs et négatives dépassant un taux quotidien d’un pour cent sont davantage probables lorsque l’indice de fragilité est élevé. Les pertes sont toutefois beaucoup plus fréquentes dans ces circonstances. Ainsi, lors de telles périodes, les probabilités d’une mauvaise journée sur les parquets boursiers seraient de 33 pour cent, soit plus de sept fois le risque de perte lorsque l’indice est peu élevé, alors que les pertes importantes n’ont que 4,5 pour cent de chance de se produire.
En examinant des données de 1994 à 2010 couvrant les indices boursiers répartis dans 82 pays, M. Berger et son collègue Kuntara Pukthuanthong de l’Université d’État de la Californie à San Diego ont été en mesure d’identifier des périodes de temps lors desquelles les marchés boursiers nationaux étaient liés entre eux par de forts niveaux de corrélation, et ont pu ensuite mettre au jour les périodes lors desquelles des chocs boursiers avaient le plus de chance de se répandre.
Au dire de M. Berger, le krach boursier de 2008 illustre parfaitement l’importance d’étudier les risques systémiques sur les marchés boursiers.
Dans la catégorie: Politique et Économie
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