Réforme de la santé : Ottawa progresse, mais les objectifs ne sont pas encore atteints, précise le Conseil canadien de la santé

Pieuvre.ca

Si, aux yeux du Conseil canadien de la santé (CCS), Ottawa est en bonne voie d’atteindre les objectifs en matière de soins de santé définis dans le Plan décennal pour consolider les soins de santé, en 2004, le gouvernement fédéral doit cependant encore adopter les 46 recommandations contenues dans un rapport d’un comité des Communes pour continuer à modifier positivement le système de santé du pays afin d’en assurer la pérennité et la modernisation.

Le document contenant les 46 recommandations et les mesures à prendre pour respecter les objectifs du Plan, intitulé Un changement transformateur s’impose, souligne la nécessité d’agir de la part du gouvernement, notamment en faisant preuve d’un leadership fédéral pour orienter et promouvoir les réformes au sein des instances. Il recommande aussi que des fonds fédéraux soient alloués pour appuyer les changements que doivent apporter les provinces et territoires dans la prestation des services de santé.

Le rapport, publié la semaine dernière, a été produit par le comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie. Le Conseil de la santé, de son côté, se dit d’ailleurs heureux de voir que bon nombre de ses recommandations ont été intégrées à ce rapport final, dont le besoin d’objectifs mesurables, d’échéanciers et de rapports publics employés par les gouvernements pour améliorer notre système de soins de santé. Comme le Conseil de la santé l’a souligné dans son Rapport de progrès 2011, les progrès sont meilleurs quand les instances ont instauré des stratégies complètes de réforme comprenant des cibles claires et des objectifs mesurables. Les temps d’attente en constituent un exemple, précise l’organisme par voie de communiqué.

« L’obligation de rendre des comptes, en présentant de solides rapports publics, est essentielle pour parvenir à des changements transformateurs dans le secteur des soins de santé, a dit le Dr Jack Kitts, président du Conseil canadien de la santé. En établissant des structures fermes de gouvernance, des objectifs mesurables et des cibles claires, comme l’ont suggéré les sénateurs, nous pouvons évaluer nos succès, déterminer les secteurs auxquels porter attention et inciter les responsables à apporter des changements. »

Ce rapport sénatorial, précise le CCS, fait écho à de nombreuses observations et recommandations présentées par le Conseil canadien de la santé dans ses derniers travaux, entre autres sur le renouvellement des soins de santé primaires et sur la portée de la mobilisation des patients. Il souligne aussi l’importance de cibler la promotion de la santé et la prévention des maladies chroniques, ce qui représente « un changement crucial » dans la manière de penser pour considérer non seulement le système de soins de courte durée mais aussi les facteurs qui influent concrètement sur notre santé.

Dans les mois à venir, d’autres rapports d’étape devraient être publiés par le Conseil canadien de la santé. L’organisme fera ainsi paraître un rapport sur les soins à domicile et un autre sur l’autogestion des maladies chroniques, en avril et en mai respectivement, après quoi viendra son Rapport de progrès 2012 au mois de juin.

« Nous espérons bien présenter notre manière de voir sur les secteurs jugés importants par le Sénat pour parvenir aux progrès envisagés dans le plan décennal. Dans ce but, nous continuerons de mettre en valeur les pratiques novatrices partout au pays, a dit John. G. Abbott, chef de la direction du Conseil canadien de la santé. En se concentrant sur les pratiques novatrices, le Conseil de la santé peut faire connaître celles qui s’avèrent fructueuses et encourager l’adoption de celles qui ont fait leurs preuves pour consolider le système de soins de santé au Canada. »

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