La santé reproductive masculine pourrait être menacée par une mauvaise alimentation
Pieuvre.ca
Messieurs, si vous désirez une descendance, prière d’abandonner votre régime à base de hamburgers; une étude publiée mercredi dans le journal Human Reproduction révèle en effet que le régime alimentaire des hommes, et plus particulièrement de la quantité et des genres de corps gras ingérés, pourrait être lié à la qualité de leur sperme.
Cette étude, menée auprès de 99 Américains, a permis d’établir un lien entre un total élevé d’ingestion de gras et un total et une concentration plus faibles de spermatozoïdes dans le sperme. Elle a également mis au jour une relation entre l’ingestion de gras polyinsaturés omega-3 – celui que l’on trouve souvent dans les poissons et dans des huiles provenant de plantes – et une meilleure formation des spermatozoïdes.
Les chercheurs soulignent toutefois qu’il s’agit d’une petite étude, et que ses résultats doivent encore être répliqués par d’autres recherches avant d’être certain du rôle joué par les gras dans le cadre de la fertilité masculine. Selon la professeure Jill Attaman, rattachée au Massachusetts General Hospital, aux États-Unis, au moment de la recherche, a déclaré qu’entre-temps, « si les hommes modifient leurs régimes alimentaires pour réduire la quantité de gras saturés ingérés et augmentent leur apport en oméga-3, cela n’améliorera pas seulement leur santé en général, mais pourrait également améliorer leur santé reproductive. »
Au dire de la Dre Attaman, les risques de maladies cardiovasculaires seraient également réduits si les hommes adoptaient ce style de vie.
Un certain nombre d’études avaient déjà examiné le lien entre l’indice de masse corporelle et la qualité du sperme, mais avec des résultats non-concluants. Puisque, toutefois, peu d’informations étaient connues sur le rôle potentiel des gras dans l’alimentation sur la qualité du sperme, la Dre Attaman et ses collègues se sont donc mis à l’oeuvre en travaillant avec des hommes fréquentant une clinique de fertilité.
Entre décembre 2006 et août 2010, ils ont ainsi questionné ces hommes à propos de leur régime alimentaire et analysé des échantillons de leur sperme; ils ont également mesuré les niveaux d’acides gras dans ce même sperme et dans le liquide séminal de 23 des 99 hommes participant à l’étude.
La recherche a déterminé que la relation entre les gras présents dans l’alimentation et la qualité du sperme était largement déterminée par la consommation de gras saturés – que l’on retrouve dans les graisses animales. Les hommes consommant le plus de ces graisses possédaient 35 pour cent moins de spermatozoïdes que les hommes en mangeant le moins, et une concentration réduite de 38 pour cent. « L’importance du lien est particulièrement grave et vient soutenir la recommandation de limiter la consommation de gras saturés en raison de leur impact sur d’autres problèmes de santé, comme les maladies cardiovasculaires », mentionne la Dre Attaman.
Les hommes consommant le plus de gras oméga-3 possédait un peu plus de spermatozoïdes (1,9 pour cent) qui étaient correctement formés, comparativement aux hommes en mangeant le moins.
Les chercheurs mentionnent, en conclusion, que leur étude, limitée par une série de facteurs, dont l’état de surpoids ou d’obésité de près des trois quarts des participants (71 pour cent), ne prouve pas qu’un régime à forte teneur en gras saturés cause une dégradation de la qualité du sperme ou du nombre de spermatozoïde, mais qu’il existe tout simplement un lien entre les deux.
Dans la catégorie: Science et Technologie
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