Fanny Bloom : l’épanouissement d’une artiste

Josie DESMARAIS

Mardi soir, la jeune chanteuse montréalaise Fanny Bloom lançait en grand son nouvel album solo Apprentie guerrière avec un spectacle au Cabaret La Tulippe. Débordante de joie, elle a livré une prestation toute en énergie, au bonheur de la foule, qui est venu remplir la salle pour l’encourager.

Photo : Josie Desmarais/Pieuvre.ca

Lofi Octet assurait la première partie; il s’agit d’un quatuor à cordes jouant des pièces mêlant les styles classique et jazz. Fanny les invita également sur scène le temps d’une chanson ainsi que pour le rappel. Feignant l’attitude d’une diva, elle s’exclame : «Bien oui, un quatuor à cordes, juste parce que ça me tentait». Lofi Octet a collaboré à la conception de ce nouvel opus. Elle est visiblement ravie de leur présence sur scène et il est vrai que les instruments s’accordent à merveille à la musique de l’ancienne chanteuse de La Patère Rose. Le piano et les arrangements sonores sont sublimes. Il y a également plus de basses et de batterie dans ce nouvel album, comme dans la pièce Ce que je voudrais, qui amorce  l’album en force. Un mélange plus sérieux, moins léger, comparé à ce que feu le groupe de Fanny et deux membres de Misteur Valaire nous avaient offert auparavant dans leur album éponyme et sur l’EP Waïkiki.

À la moitié du spectacle, notre étoile de la soirée s’est offert un plaisir coupable, entonnant le succès des années 90, Nothing compares, de Sinead O’Connor. Après tout, ce soir, c’est son party. Elle a eu beau oublier quelques bouts de couplets, sa voix puissante rendait bien justice à la fameuse chanson.

Très humble, Mlle Bloom a pris le temps de remercier tous ceux qui l’on aidé pour toutes les facettes de l’album, du lancement et du spectacle. «On t’aime Fanny!», lance quelqu’un dans la salle en guise d’encouragement. Elle avoue elle-même ne pas pleinement réaliser ce qui lui arrive : «Je suis comme dans une bulle!» C’est vrai qu’après la dissolution du groupe La Patère Rose, la chanteuse ne s’attendait pas à rebondir sur scène à peine un an plus tard avec un album solo. Un excellent album, est-il important de préciser. Cette confusion s’éclipse totalement dès qu’elle se met au micro ou au piano. Là, le public a droit à une Fanny Bloom complètement radieuse et épanouie.

Et dans l’air glacé, je suis rentrée chez moi le pas léger en fredonnant La Barque.

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