Des planètes semblables à la Terre… mais différentes
Pieuvre.ca
Pour mieux comprendre la formation des protoplanètes et des planètes, il est nécessaire d’étudier la composition des nuages stellaires entourant les jeunes étoiles, estime un chercheur de l’Institut d’astrophysique des Îles Canaries, Garik Israelian. Si la théorie n’est pas récente, de nouveaux développement dans ce champ d’étude permettent désormais de mieux comprendre le processus de formation des systèmes solaires, y compris le nôtre.
Selon les études déjà effectuées, la meilleure méthode pour déterminer la composition minéralogique des planètes semblables à la Terre est d’évaluer les taux de quatre éléments chimiques de base, soit le carbone et l’oxygène, ainsi que le magnésium et le silicium. Ces taux, affirment les chercheurs, peuvent également fournir de l’information sur la composition générale de ces planètes.
Lors d’une étude dont les résultats ont été publiés en 2010, un modèle de simulation a été mis sur pied pour tester la possibilité de formation de planètes en fonction de la composition chimique des nuages de gaz orbitant autour d’une étoile, au tout début de l’existence d’un système solaire. La simulation a permis d’obtenir la formation de planètes telluriques à chaque essai, mais dont la composition en faisait souvent des planètes très différentes de la Terre.
« Il pourrait y avoir des milliards de planète semblables à la Terre, mais une grande majorité d’entre elles pourraient avoir des structures interne et atmosphérique complètement différentes. En fonction de l’environnement de formation et des éléments chimiques présents, les phénomènes tels que la tectonique des plaques et l’activité volcanique pourraient varier fortement », explique M. Israelian.
Les plus récentes simulations ont démontré qu’il pourrait exister une vaste gamme de planètes extrasolaires à structure tellurique (à structure rocheuse, comme la Terre), leur composition chimique variant en fonction de la structure et de la composition de leurs étoiles, entre autres facteurs.
Selon Delgado Mena, un autre chercheur ayant réalisé une étude sur le sujet en 2010, « les variations observés dans les taux clés de carbone/oxygène et magnésium/silicium au sein des étoiles hôtes laissent sous-entendre l’existence d’une très vaste gamme de compositions planétaires extrasolaires, allant des planètes semblables à la Terre à des planètes où le carbone domine, par exemple ».
La distance des planètes telluriques par rapport à leur étoile aurait également un rôle à jouer dans leur composition, des simulations faisant état de planètes où la composition chimique est dominée par l’aluminium et le calcium, par exemple.
Les résultats de l’équipe de recherche de M. Israelian seront publiés dans la publication Astrophysical Journal Letters.
Dans la catégorie: Science et Technologie
Mots-clef: aluminium, calcium, carbone, chimie, composition, composition des planètes, éléments, espace, étoile, étude, exploration spatiale, magnésium, oxygène, planète système solaire, rapport, recherche, science, science et technologie, silicium, terre
