Non au démantèlement du réseau de la santé en Gaspésie

Pieuvre.ca

Le démantèlement progressif du réseau public de la santé et des services sociaux en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine doit cesser, soutiennent la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) et le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM). S’exprimant par voie de communiqué, les deux organismes dénoncent vertement la fermeture de lits et de services dans un CSSS de la région depuis 2008.

En effet, la FSSS (affiliée à la Centrale des syndicats nationaux) dit avoir  appris que quatre lits de débordement à l’urgence du CSSS Haute-Gaspésie seraient fermés pour des raisons financières. Cela s’ajoute à la fermeture du service d’obstétrique du même CSSS en 2008 et qui, malgré les promesses du ministre de la Santé Yves Bolduc, n’est toujours pas ouvert.

Autant la fédération que le conseil rappellent qu’il y a, à leurs yeux, une tendance lourde au démantèlement des services publics en santé et services sociaux en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine depuis quelques années. C’est ce que l’on remarque notamment, dit-on, avec les coupures de services des auxiliaires familiales et le remplacement par chèque emploi-service aux Îles-de-la-Madeleine et dans la Baie-des-Chaleurs, la sous-traitance dans les services d’entretien du bâtiment entraînant une perte d’expertise dans la Baie-des-Chaleurs et le recours croissant aux ressources intermédiaires.

La présidente de la FSSS-CSN, Francine Lévesque, dénonce cette tendance : «La fermeture de lits pour diminuer les amendes liées au nombre de lits permis est la pire des options. On réduit la qualité et l’accessibilité des soins de santé en région pour des raisons financières.»

Cette manière de procéder s’étendrait à plusieurs ressources intermédiaires et chèque emploi service : parce que les établissements veulent recevoir une enveloppe budgétaire plus garnie, ils seraient obligés de réduire les services de gens formés et habitués à traiter ce genre de bénéficiaires et veulent donner ces services par des gens peu formés, peu rémunérés et peu expérimentés dans le domaine.

Le président du CCGIM (CSN), Éric Boulay, rappelle quant à lui que «ce sont des emplois de gens formés et bien rémunérés que la région perd. Ça signifie qu’en plus de diminuer la qualité des soins prodigués, on va probablement perdre une expertise significative dans les services d’entretien du bâtiment à travers le réseau ici en région et on sera complètement dépendants des sous-traitants».

Ces organisations affiliées à la CSN rappellent la nécessité d’une mobilisation citoyenne pour pallier cette situation le plus rapidement possible, notamment en faisant un moratoire sur le recours au privé et en créant des places supplémentaires dans les établissements de soins de longue durée en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

Dans la catégorie: Société

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