Cinémathèque québécoise : Québec solidaire presse Charest d’agir

Hugo PRÉVOST

La formation politique Québec solidaire s’est portée à la défense de la Cinémathèque québécoise, jeudi, en exigeant du gouvernement libéral qu’il agisse pour régler le problème de sous-financement chronique dont souffre l’institution cinématographique du boulevard Maisonneuve à Montréal.

La nouvelle avait d’ailleurs pris de court la majorité de la société, vendredi dernier, lorsque les dirigeants de la Cinémathèque avaient annoncé qu’ils n’avaient de fonds que pour fonctionner pendant encore six mois avant de devoir fermer leurs portes, faute d’argent.

L’un des responsables de l’institution avait alors suggéré que Québec transforme la Cinémathèque en société d’État dont le mandat serait de protéger le patrimoine audiovisuel québécois et de le mettre en valeur. Québec solidaire dit d’ailleurs appuyer cette revendication, afin d’éviter d’autres problèmes de sous-financement semblables.

«Ce qui me désole c’est de voir que des rapports d’experts ont pointé ce problème de sous-financement dès 2001 et qu’aucun gouvernement n’a fait quoi que ce soit pour assurer le financement de ce joyau de la culture québécoise, affirme Françoise David, présidente et porte-parole de Québec solidaire. Aujourd’hui et comme dans de nombreux domaines, le Parti libéral souhaite que cet organisme remplisse une mission de service public sans lui donner les moyens d’assurer cette mission», regrette-t-elle.

Manon Massé, candidate de Québec solidaire dans Sainte-Marie Saint-Jacques, comté où se trouve la Cinémathèque, se dit préoccupée par cette situation : «Si la Cinémathèque ferme ses portes, où seront conservés des films comme Monsieur Lazhar ou Incendies pour les futures générations? On voit le gouvernement dépenser des milliards dans des cadeaux fiscaux, des avantages indus à des entreprises qui n’en ont pas besoin, mais dès qu’il s’agit de protéger la culture québécoise et de la promouvoir, il n’y a pas grand monde», déclare-t-elle.

Dans l’article du Devoir, publié vendredi dernier, la journaliste Odile Tremblay explique le principal problème de la Cinémathèque est son statut d’organisme sans but lucratif, « qui force la Cinémathèque à chercher près de la moitié de son budget hors subvention, cette partie n’étant pas indexée au coût de la vie ».

De l’avis de Charles David, président du conseil d’administration de la Cinémathèque, dès l’étape de la production d’un film ou d’une production télévisée, un pourcentage du budget devrait être dévolu pour sa conservation à la Cinémathèque, permettant ainsi à tout le cycle — développement, production, diffusion, patrimoine — de rouler sans problème. «Des crédits d’impôt pourraient être injectés dans le système», est-il indiqué dans Le Devoir.

Dans la catégorie: Culturel

Mots-clef: , , , , , , , , , , , , , , ,

Répondez




Afin d'ajouter une photo à vos commentaires, veuillez obtenir un identifiant Gravatar.