Transparence des universités : la FEUQ reçoit un appui du Conseil supérieur de l’éducation
Pieuvre.ca
La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) s’est dit heureuse de constater, jeudi, que le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) recommandait lui aussi une révision du processus d’évaluation de la qualité des universités pour en améliorer la transparence et la rigueur. Cette annonce s’inscrit dans la foulée d’appels répétés à revoir les mécanismes de gouvernance des universités de la province.
La demande du CSE fait partie des cinq recommandations rendues publiques jeudi dans un avis intitulé L’assurance qualité à l’enseignement universitaire : une conception à promouvoir et à mettre en oeuvre. Le document, produit à la demande du ministère de l’Éducation, suggère de repenser en bonne partie le modèle d’évaluation des institutions d’enseignement supérieur.
L’avis du CSE, en ce sens, rejoint des appels de plus en plus pressants lancés par différentes fédérations étudiantes, dont la FEUQ. «Enfin ! Une instance gouvernementale se rend à l’évidence. Il y a de graves problèmes dans la gestion des universités. C’est révoltant de penser que le gouvernement Charest demande aux étudiants de contribuer davantage à ce système alors qu’il fuit de partout!», martèle par voie de communiqué Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.
À ces critiques sur le modèle de gestion actuel des universités québécoises, l’avis du CSÉ suggère l’implantation d’une instance indépendante d’évaluation, un modèle longtemps revendiqué par la FEUQ. À cela, il faut ajouter une autre recommandation afin d’encadrer le développement des campus délocalisés, une position défendue par le groupe de recherche CIRANO pas plus tard qu’en décembre dernier, précise la fédération.
« Ce dernier avait alors demandé un moratoire de cinq ans sur l’établissement de campus délocalisés, suggestion qui avait été rapidement balayée du revers de la main par la ministre de l’Éducation », ajoute la FEUQ.
«Alors que la mobilisation étudiante ne cesse de prendre de l’ampleur quotidiennement, il devient de plus en plus apparent que les étudiants ne reculeront pas face à la hausse de 1625 $ des frais de scolarité exigée par le gouvernement Charest. Encore moins lorsqu’ils constatent que des instances gouvernementales se rallient à eux quant à leurs doléances sur la gestion du réseau, une gestion où l’argent, faut-il de nouveau le rappeler, s’en échappe aussi aisément qu’à travers une passoire», a conclu Mme Desjardins.
Dans la catégorie: Politique et Économie
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