À l’autre bout du monde avec Yeshe

Valérie LANGLOIS

C’est en Afrique et en Nouvelle-Zélande que Yeshe a fait voyager son public, vendredi dernier, à l’Astral. Mêlant le mbira (du Zimbabwe) et le kamele n’goni (du Mali) au violon et à la guitare, le musicien et chanteur ajoute à chacune de ses chansons un touche exotique qui fait oublier l’hiver montréalais.

Yeshe

Avec sa voix rocailleuse et sèche, ses instruments hors du commun, accompagné d’un violon au son brut, Yeshe a conquis encore une fois Montréal, ville où il aime tant jouer. S’adressant au public dans un français maladroit, mais respirant l’amour de la langue de son public, celui-ci a vite su réchauffer le cœur des gens présents dans la salle.

Au programme ce soir-là étaient des chansons africaines provenant majoritairement du Zimbabwe, des chansons en français, en anglais et en maori de Nouvelle-Zélande. Les premières notes ont eu un effet instantané. Les rues glacées du Québec sont disparues, pour laisser place aux routes de terre battues et au soleil de plomb. Le son envoûtant du mbira a bercé la foule du début à la fin, avec ses douces notes rappelant les anciennes boîtes à musique. Le violoniste, lui, laissait flotter son archet, donnant à la mélodie jouée un son primitif, collant parfaitement au style ethnique de Yeshe. Il est aussi impératif de souligner l’excellente reprise de la Ballade de Jean Batailleur de Zachary Richard, qui s’en trouve complètement transformée par la voix rauque du chanteur et par les instruments hors du commun utilisés par celui-ci.

Au final, les deux heures qu’auront duré le concert ont été, pour tous ceux qui étaient présents à l’Astral, un oasis de chaleur, un dépaysement total et un baume sur un hiver trop long.

Dans la catégorie: Culturel

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