Les Québécois craignent les soubresauts de l’économie et du marché du travail

Pieuvre.ca

Le pessimisme économique est encore une fois de bon ton, alors que la Banque royale du Canada (RBC) dévoilait jeudi les résultats d’une étude démontrant que les Québécois faisaient partie des citoyens canadiens cultivant le moins d’espoir quant à un redressement rapide de l’économie nationale.

Une foire de l'emploi. Les Québécois - tout comme les Canadiens - craignent pour leur sécurité d'emploi

Le rapport trimestriel de l’Indice RBC des perspectives de consommation au Canada classe ainsi les Québécois en queue de peloton en indiquant que seulement 20 pour cent des habitants de la province s’attendent à une amélioration de l’état de l’économie du pays au cours de la prochaine année, une proportion bien en deçà de la moyenne nationale de 32 pour cent.

Un Québécois sur trois (34 pour cent) croit que sa situation financière personnelle s’améliorera au cours de cette période (comparativement à 36 pour cent à l’échelle nationale), précise le document.

Conséquence immédiate de cette incertitude, les Québécois projetteraient de moins dépenser au cours de l’année (un peu plus d’un répondant sur trois), tandis qu’un Québécois sur cinq viserait à épargner davantage.

Selon l’indice RBC, l’emploi fait aussi partie des préoccupations des Québécois. En effet, 20 pour cent des Québécois (la troisième proportion la plus élevée au pays) craignent qu’un membre de leur foyer perde son emploi ou soit mis à pied.

Une proportion semblable de Canadiens partagent les mêmes inquiétudes quant au marché du travail. Ils seraient d’ailleurs près d’un tiers (30 pour cent) à accepter de déménager ailleurs au pays ou dans une autre région pour conserver leur emploi actuel, obtenir une promotion, changer de carrière ou trouver un nouvel emploi.

La RBC, dans un autre document intitulé Perspectives provinciales de services économiques, souligne que la situation de l’emploi est d’ailleurs l’un des principaux facteurs sur lesquels sont fondées les prévisions de ralentissement de la croissance.

Rappelons, par ailleurs, que le Québec a enregistré une sérieuse perte de près de 45 000 emplois en décembre 2011, faisant ainsi remonter son taux de chômage.

Le coup de sonde de la RBC a été réalisé auprès de 4479 Canadiens entre le 9 et le 16 janvier 2012, et comporte une marge d’erreur de 1,65 pour cent, 19 fois sur 20. Pour les données québécoise, la marge d’erreur n’est pas disponible.

Dans la catégorie: Politique et Économie

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