Kepler découvre 26 nouvelles planètes

Hugo PRÉVOST

Il y a désormais 11 nouveaux systèmes solaires comptant au total 26 planètes dans le firmament. Le télescope Kepler de la NASA, l’agence spatiale américaine, a en effet permis de revoir à la hausse le nombre d’exoplanètes ainsi que le nombre d’étoiles possédant plus d’une planète, comme notre Soleil. Peu à peu, les détails du cosmos apparaissent ainsi à l’humanité.

Impression artistique du télescope Kepler

La nouvelle s’inscrit à un point tel dans le cadre d’une foule de découvertes du même genre qu’elle pourrait en paraître pratiquement banale. Les scientifiques accumulent, depuis plusieurs années, les planètes potentielles en observant les étoiles. En passant devant leur soleil, les planètes apparaissent en effet comme une ombre devant une (gigantesque) source lumineuse, ce qui permet aux scientifiques d’obtenir une foule d’informations sur leur taille, la vitesse et la distance de leur orbite, et parfois même sur leur composition.

Dans le cas des nouvelles planètes annoncées jeudi dernier par la NASA, les nouvelles venues, étoiles et planètes confondues, viennent pratiquement doubler le nombre de planète dont la présence est officiellement vérifiée, et tripler le nombre d’astres connues pour posséder plus d’une planète qui orbite autour d’elles. De tels systèmes solaires aideront les astronomes à mieux comprendre les mécanismes de formation des planètes.

La taille des planètes découvertes varie entre 1,5 fois le rayon terrestre et des monstres plus gros que Jupiter. Quinze d’entre elles sont plus grosses que notre Terre, mais plus petites que Neptune. Des observations supplémentaires seront nécessaires pour déterminer lesquelles sont rocheuses et lesquelles possèdent d’épaisses atmosphères gazeuses comme Neptune, a précisé la NASA.

La durée de leur orbite varie également, fluctuant entre six et 143 journées terrestres. Elles sont aussi toutes plus proches de leur étoile hôte que Venus n’est rapprochée du Soleil. Il y aurait donc peu de chances, dans le cas où quelques-unes seraient rocheuses comme la Terre, que la vie puisse s’y être développé, si les étoiles hôtes ressemblent à notre Soleil; elles seraient en effet trop rapprochées de leur étoile et seraient alors sujettes aux mêmes températures élevées que sur Vénus – et donc hors de la zone habitable dans laquelle orbite la Terre.

« Avant la mission Kepler, nous connaissions environ 500 exoplanètes dans le cosmos en entier », indique Doug Hudgins, chercheur au sein du programme Kepler au siège social de la NASA, à Washington. « Désormais, en seulement deux ans d’observation d’un coin du ciel à peine plus gros que notre poing, Kepler a découvert plus de 60 planètes et plus de 2300 planètes potentielles. Cela vient nous dire que la galaxie est certainement parsemée de planètes de toutes tailles et de toutes les orbites possibles. »

Plus tôt ce mois-ci, une équipe internationale de chercheurs avait émis le postulat qu’il existait, dans notre galaxie seulement, plus de cent milliards d’exoplanètes, dont des milliards seraient semblables à la Terre, soit de nature rocheuse, orbitant autour d’une étoile identique au Soleil, et étant situées dans leurs zones habitables respectives.

Dans la catégorie: Science et Technologie

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