Les noms de domaine de langue française sont attendus pour 2012
Hugo PRÉVOST
L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) a annoncé mercredi le lancement de la seconde et dernière étape de sa consultation sur la mise en oeuvre des caractères français dans les noms de domaine canadiens (.CA). Alors qu’internautes et citoyens sont appelés à se prononcer sur le projet de politique de l’ACEI, ces nouveaux noms de domaine, appelés noms de domaine internationalisés (IDN), devraient voir le jour plus tard au cours de l’année.
La tendance est en effet à l’internationalisation des noms de domaine, ces adresses tapées dans la barre de navigation d’un fureteur web pour se déplacer d’un site Internet à un autre.
Longtemps restreinte aux seuls caractères de langue anglaise – en alphabet latin et sans accents, donc -, la plage de caractères autorisés est appelée depuis plusieurs années à prendre de l’ampleur pour englober non seulement les alphabets non-latins (chinois, arabe, russe, etc.), mais aussi les particularités régionales.
Les internautes canadiens francophones, par exemple, pourraient désormais enregistrer des noms de domaine tels que Québec.ca, Montréal.ca et autres.
Selon l’ACEI, environ 350 commentaires ont été reçus sur le forum en ligne et plus de 50 mémoires ont été déposés. L’Autorité parle ainsi d’une rétroaction hors du commun au cours de la première étape de la consultation publique. Un rapport présentant les faits saillants des réponses et résumant les principaux thèmes évoqués dans la rétroaction reçue est d’ailleurs disponible en ligne.
Dans ce rapport, on apprend que les caractères additionnels proposés font partie du « supplément Latin-1″, un ajout composé des caractères é, ë, ê, è, â, à, ô, ù, û, ü, ç, î et ï. L’ACEI envisagerait également l’ajout des caractères oe, ae et ÿ.
Le lancement de ces nouveaux noms de domaine « continuerait à stimuler l’expansion de l’espace de domaine .CA à titre de ressource publique de premier plan destinée au développement économique et social de la population canadienne », indique-t-0n dans le rapport.
«L’envergure de la rétroaction que nous avons reçue pendant la première étape de la consultation montre bien à quel point cet enjeu est important pour nos titulaires», déclare pour sa part Byron Holland, président et chef de la direction de l’ACEI.
Les membres, les titulaires et les registraires .CA tout comme les internautes canadiens sont invités à communiquer leurs commentaires en ligne ou à transmettre un mémoire à ce sujet d’ici le 24 février 2012.
Dans la catégorie: Science et Technologie
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