Consommation : les Canadiens se tournent encore assez peu vers Internet pour des conseils
Pieuvre.ca
Peu importe ce qu’en disent les évangélistes du web 2.0 et les partisans de la « panacée » des médias sociaux, les médias traditionnels demeureraient encore la principale source d’informations permettant de façonner l’opinion des consommateurs à propos de divers produits.
Le constat, qui se retrouve au sein d’une étude du Canadian Council of Public Relations Firms (CCPRF) intitulée « The Impact of Influence », vient chambouler les principes voulant que les réseaux sociaux sont venus offrir un service de bouche à oreille technologique, où les discussions peuvent offrir de l’information sur des produits de consommation.
Selon le CCPRF, en effet, c’est d’abord l’opinion des médias traditionnels qui continue de façonner les décisions d’achat des Canadiens. Le conseil ferait toutefois état de l’existence de différences considérables entre les générations.
Par exemple, invités à préciser s’ils attachaient, en prévision de l’achat d’un nouveau produit, plus de poids à l’avis d’un chroniqueur quelconque ou à celui d’une célébrité, 42 pour cent des Canadiens ont indiqué attacher plus d’importance à l’avis d’un chroniqueur, contre quatre pour cent seulement à celui d’une célébrité.
«Notre étude porte sur les facteurs qui influent sur les décisions d’achat des Canadiens. Elle se penche sur l’influence des médias, des « cercles de confiance » et des médias sociaux sur le processus d’achat, souligne la présidente du CCPRF, Carol Levine. Ce que nous avons découvert, c’est que la hiérarchie des divers facteurs qui entrent en ligne de compte par rapport à ce processus est beaucoup plus complexe qu’on pourrait le croire.»
Si l’on se fie aux résultats de l’étude menée par les firmes Angus Reid et Vision Critical, 38 pour cent des Canadiens âgés de 18 à 34 ans citent les blogues parmi les sources qu’ils consultent en priorité quand vient le temps d’acheter des produits ou services. C’est plus de deux fois plus que ne le font les Canadiens de 55 ans et plus (16 pour cent).
Le tendance serait la même en ce qui a trait à YouTube et Facebook.
«Un segment considérable de la jeune génération considère les blogues, YouTube, Facebook et les sites Web d’entreprises comme des sources d’information crédibles. Cela nous porte à croire que, contrairement à ce qui est le cas de leurs aînés, les frontières entre information, avis exprimés au sein des « cercles de confiance » et marketing sont de moins en moins nettes à leurs yeux, explique Mme Levine. Aujourd’hui, dans l’univers des médias sociaux, tout individu a la possibilité d’exprimer un avis contraire à l’opinion dominante. La notoriété ou la réputation de l’auteur d’un avis ne joue plus aux yeux des jeunes Canadiens, qui prêtent attention à ce qu’ils veulent bien, qu’importe la source.»
«Les grandes différences qui existent entre les Canadiens férus d’interactions sociales et les autres sur les plans de l’utilisation des médias et de la crédibilité du contenu des médias sociaux ont d’importantes conséquences pour l’ensemble des professionnels des relations publiques et des mercaticiens dans leur ensemble, conclut MmeLevine. La comparaison de l’état d’esprit des Canadiens férus d’interactions sociales à celui du reste de la population nous indique que l’avenir des relations publiques passe par des stratégies destinées, par essence, à favoriser le partage.»
L’étude «The Impact of Influence» repose sur un sondage en ligne mené les 29 et 30 septembre 2011 auprès de 1014 adultes canadiens membres du Forum Angus Reid. La marge d’erreur est de plus ou moins 3,08 pour cent, dans 19 cas sur 20.
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Mots-clef: achats sur le web, avis, avis publics, cercle de confiance, cercles de confiance, conseils, consommation, internet, médias sociaux, publicité, relations publiques, réseaux sociaux, technologie
