Modeste croissance économique à prévoir en 2012 pour les villes du Québec
Pieuvre.ca
Pas de chance pour l’économie des villes québécoises en 2012 : dans un portrait des perspectives économiques métropolitaines dressé par le Conference Board du Canada, les principales agglomérations de la province devraient afficher une croissance économique modeste, signe des troubles qui affectent autant l’économie canadienne que mondiale.
Selon la Note de conjoncture métropolitaine de l’hiver 2012, c’est la ville de Trois-Rivières qui devrait remporter la palme de la croissance du PIB pour cette année, avec un taux de 2,6 pour cent. Cette poussée de croissance, indique le Conference Board, sera motivé par la remise en état du réacteur nucléaire de Gentilly-2 par Hydro-Québec, au coût de 1,9 milliard $. Ce projet devrait fortement dynamiser la production dans l’industrie de la construction, précise l’organisme.
La Capitale nationale devrait suivre, avec un taux de croissance de 2,1 pour cent, comparativement à 1,9 pour cent l’année précédente. Après un fort rendement en 2011, la croissance de la production dans l’industrie de la construction ralentira, avant de reprendre de la vitesse en 2013, grâce à la construction d’un amphithéâtre – le controversé Nouveau Colisée -, prévoit-on par voie de communiqué.
Montréal, quant à elle, peut compter sur une croissance de deux pour cent, avance le Conference Board, en partie à cause d’une troisième année consécutive de croissance dans le secteur manufacturier. « Cela aidera à contrebalancer le ralentissement appréhendé dans le secteur de la construction. »
Au niveau national, les grandes villes québécoises sont toutefois laissées loin derrière par les métropoles de l’Alberta et de la Saskatchewan. Saskatoon, prévoit le Conference Board, devrait afficher une forte de croissance de quatre pour cent de son économie – la plus forte au pays -, malgré une baisse par rapport aux 4,6 pour cent estimés pour 2011.
«Malgré la tourmente qui secoue l’économie mondiale, les prix élevés des produits agricoles, minéraux et pétroliers vont probablement se maintenir. Les villes des Prairies canadiennes tireront profit de cette demande mondiale de matières premières, explique Mario Lefebvre, directeur du Centre des études municipales. Les perspectives ne sont pas aussi radieuses dans les villes du centre et de l’Est du Canada. L’incertitude économique mondiale, la reprise toujours lente du secteur manufacturier et la conclusion des mesures de relance introduites par les gouvernements ces dernières années entraveront la croissance économique globale.»
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Mauvaise nouvelle qui devrait en être une bonne : au stade où nous en sommes, toute croissance constitue une accélération des facteurs de dégradation générale de la biosphère, du réchauffement planétaire, etc.
C’est à la décroissance et au partage des ressources et des richesses que l’on doit réfléchir. C’est dans cette voix que s’ouvre un avenir, ailleurs il se ferme.