Un Messie dans toute sa pureté à la Maison symphonique

Hugo PRÉVOST

Sonnez hautbois et résonnez musettes : l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) offrait mercredi soir la première de deux représentations à guichets fermés du Messie de Haendel, oeuvre de Noël par excellence. Sous la direction du chef John Oliver, musiciens, mais aussi choristes et solistes ont présenté une version sans faille de ce classique religieux.

Au-delà de l’ensemble des considérations portant sur la foi, ou encore l’aspect multiculturel de la société québecoise, dossier qui fait étrangement toujours grand bruit à l’approche des fêtes, le concert donné par l’OSM était surtout l’occasion, pour les musiciens, d’offrir un cadeau musical sous la forme de ce qui est certainement une des plus belles compositions classiques sur le thème du sacré.

Entourés de quelques 90 membres du Choeur de l’OSM et de quatre solistes canadiens – une soprano, une mezzo-soprano, un ténor et un baryton-basse -, les musiciens de l’OSM ont effectué un parcours sans anicroche, mais hélas sans grand éclat non plus. Oui, l’interprétation était excellente, l’acoustique parfaite, mais l’aspect solennel du morceau lui-même n’apporte pas, il faut en convenir, la même liberté d’interprétation qu’une symphonie.

Au final, malgré tout, ce Messie interprété dans l’orchestration de Mozart est comme un bon vin qui ne perd décidément aucunement de sa saveur en vieillissant. L’ensemble est sans reproche, préservé tel un instant de pure extase religieuse, une perle musicale sacrée conservée dans un monde profane.

Dans la catégorie: Culturel

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