Pollution : Ottawa renouvelle un programme de qualité de l’air

Pieuvre.ca

Ottawa a annoncé lundi le renouvellement du Programme de réglementation de la qualité de l’air, à hauteur de 600,8 millions $ répartis sur une période de cinq ans. Présenté par le ministre de l’Environnement, Peter Kent, et son homologue des Anciens combattants, Steven Blaney, ce réinvestissement permettra de maintenir un cadre réglementaire qui, depuis 2006, vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la qualité de l’air.

Peter Kent. Photo : La Presse Canadienne

Au dire du ministre Kent, le renouvellement du financement de ce programme renforce l’engagement du gouvernement conservateur en matière de protection de la santé et de l’environnement de la population canadienne. Cet argent, estime-t-il, servira à repérer les problèmes émergents liés à la qualité de l’air, à mesurer et à suivre l’état des problèmes existants, ainsi qu’à envisager des solutions pour offrir un air plus respirable.

S’exprimant par voie de communiqué, les deux ministres ont expliqué que ce financement servira au gouvernement à différentes fins, dont l’alignement du règlement visant les émissions de gaz à effet de serre sur celui des États-Unis, le cas échéant; l’achèvement et la mise en oeuvre d’un système national de gestion de la qualité de l’air; le renforcement des engagements en vue de réduire la pollution atmosphérique transfrontalière dans le cadre de l’accord sur la qualité de l’air conclu entre le Canada et les États-Unis; l’amélioration de la qualité de l’air intérieur, ainsi que la mise en oeuvre d’un système national d’indications sur la qualité de l’air.

Les critiques sont cependant nombreux à s’opposer à l’alignement des normes canadiennes en matière de lutte contre les changements climatiques et les gaz à effet de serre sur les normes américaines. Plusieurs groupes environnementaux estiment en effet que le Canada devrait agir seul pour établir ses propres normes, qui seraient alors plus élevées que les normes au sud de la frontière, où les lobbies pétroliers ont une grande influence sur un système politique déjà fortement divisé entre démocrates et républicains.

Le ministre Kent se trouve d’ailleurs, depuis lundi, à Durban, en Afrique du Sud, dans le cadre d’une nouvelle ronde de négociations concernant les mesures à adopter dans la lutte aux changements climatiques. En entrevue récemment avec La Presse Canadienne, M. Kent a expliqué vouloir se montrer plus ferme envers les économies en développement et émergentes, affirmant que ces pays devaient cesser d’exiger des pays riches qu’ils investissent davantage en raison de leurs émissions polluantes historiques, et que l’ensemble des nations devaient s’unir sur des bases uniformes.

Le ministre a aussi annoncé que le Canada se retirerait officiellement du Protocole de Kyoto, qui engageait le pays à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de six pour cent sous la barre des émissions enregistrées en 1990. Depuis cette date, en fait, les émissions canadiennes ont plutôt augmenté de 25 pour cent.

Dans la catégorie: À la uneScience et Environnement

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