Énergie : l’avenir est assuré pour 25 ans

Pieuvre.ca

Le Canada, s’il ne baignera pas littéralement dans l’énergie, n’a rien à craindre pour le prochain quart de siècle. C’est du moins ce qu’avance l’Office national de l’énergie (ONÉ) dans un rapport intitulé L’avenir énergétique du Canada : projections de l’offre et de la demande énergétiques jusqu’en 2035. L’ouvrage de 86 pages prévoit en résumé que l’approvisionnement en énergie du pays atteindra des niveaux records jusqu’en 2035, et que les citoyens disposeront donc de suffisamment d’énergie.

Selon l’ONÉ, qui a annoncé la publication de son document par voie de communiqué, ce pronostic est le fruit de consultations organisées par l’organisme partout au Canada le printemps dernier afin de connaître les points de vue de spécialistes du domaine de l’énergie au Canada et d’autres parties prenantes intéressées et d’une analyse quantitative poussée réalisée par l’ONÉ lui-même.

Au dire du rapport, même si l’énergie tirée des combustibles fossiles demeurera la source d’approvisionnement énergétique dominante, les technologies et les combustibles émergents vont continuer à gruger des parts de marché, grâce aux politiques et aux programmes favorisant leur développement. Selon les prédictions de l’ONÉ, la part des biocombustibles dans la consommation d’énergie du secteur des transports devrait tripler durant la période étudiée, passant de 1,1 pour cent actuellement à 3,3 pour cent en 2035, tandis que celle de l’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelable augmente de 62 à 67 pour cent en 2035.

L’approvisionnement d’énergie atteindra des niveaux records, prédit l’Office, résultat de l’émergence des ressources non classiques comme les sables bitumineux, le gaz de schiste et le gaz de réservoirs étanches et, pour ce qui est de l’électricité, de la construction de nouvelles centrales permettant de satisfaire la demande sans cesse croissante.

La croissance de la demande totale d’énergie pour utilisation finale devrait s’établir à 1,3 pour cent durant la période, alors qu’elle était de 1,4 pour cent de 1990 à 2008. Parmi les facteurs qui expliquent cette baisse, on note le ralentissement de la croissance démographique, les prix plus élevés de l’énergie, la croissance économique plus lente et l’existence de meilleurs programmes en matière d’efficacité énergétique et d’économie d’énergie. Si, d’une part, la demande des secteurs résidentiel, commercial et des transports fléchit considérablement, celle du secteur industriel, d’autre part, augmente et annule une partie cette baisse. Le secteur industriel comptait pour près de la moitié de la consommation totale d’énergie au Canada en 2010.

La quantité nette de pétrole brut disponible pour l’exportation devrait augmenter de plus de 300 pour cent à l’horizon 2035, tandis que, pour l’électricité, la quantité nette disponible pour l’exportation doublera durant la période. L’ONÉ prévoit que le volume de gaz naturel disponible pour l’exportation diminuera progressivement jusqu’en 2020 en raison de la demande intérieure plus forte. Après 2020, la croissance de la production et de la demande s’équivaudront, estime l’ONÉ.

Dans la catégorie: Politique et Économie

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