Haro sur les foyers polluants à Montréal

Pieuvre.ca

Les Montréalais ne pourront désormais plus faire feu de tout bois, alors que le programme Feu vert a été officiellement lancé lundi avant-midi. L’initiative vise le retrait et le remplacement des vieux poêles et foyers au bois sur l’île de Montréal afin d’améliorer la qualité de l’air.

Financé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et géré par l’organisme environnemental Équiterre, le programme Feu vert cible spécifiquement les poêles et foyers au bois non conformes aux normes de l’Environmental Protection Agency (certification EPA) ou de l’Association canadienne de normalisation (certification CAN/CSA-B415.1).

Un incitatif financier pouvant atteindre 900 $ est offert aux résidents de l’île de Montréal qui remplaceront leur vieux poêle et foyer par un appareil électrique, à granules, au gaz ou au propane, qui est moins polluant. Le programme Feu vert leur permettra aussi de se départir de leur vieux poêle sans les remplacer.

«Plus de 85 000 résidences de l’île de Montréal sont équipées d’un poêle ou d’un foyer au bois, et la majorité de ces appareils ne répondent pas aux standards actuels», affirme Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre. L’organisme explique d’ailleurs par voie de communiqué que si les utilisateurs de tels appareils s’en servent surtout à des fins d’ambiance, ces foyers et poêles ont tout de même un impact majeur sur la qualité de l’air. Équiterre estime ainsi que l’utilisation d’un tel dispositif pendant neuf heures génère autant de particules fines (et polluantes) qu’une voiture ayant parcouru 18 000 kilomètres.

« Les particules fines sont dommageables pour la santé car elles pénètrent profondément dans les poumons et s’infiltrent dans le sang. Elles contribuent ainsi à l’aggravation de certaines maladies comme l’asthme, la bronchite, l’emphysème et les maladies cardiaques. Outre les particules fines, la combustion du bois libère aussi plusieurs autres substances toxiques et irritantes. La fumée résultant du chauffage résidentiel au bois est nocive pour tout le monde, mais les jeunes enfants, les personnes âgées et celles souffrant de maladies respiratoires ou de problèmes cardiaques y sont particulièrement sensibles », précise Équiterre.

Les résidents de l’île de Montréal ont jusqu’au 31 décembre 2012 pour se départir de leurs vieux poêles et foyers et pour faire parvenir leur demande au programme Feu vert. Pour plus de détails sur les critères d’admissibilité, la valeur des incitatifs financiers offerts et la marche à suivre, les citoyens peuvent visiter le site www.feuvert.org ou téléphoner au 514 871-VERT (8378).

Dans la catégorie: À la uneScience et Environnement

Mots-clef: , , , , , , , , , , , , , , , ,

Répondez




Afin d'ajouter une photo à vos commentaires, veuillez obtenir un identifiant Gravatar.