La NASA se prépare au lancement de son prochain robot martien

Pieuvre.ca

Reuters rapporte que la sonde Mars Science Laboratory, le nouvel engin de 2,5 milliards $ US de l’agence spatiale américaine, la NASA, est arrivée jeudi sur son pas de tir floridien, en prévision de son lancement du 25 novembre. Le robot mobile doit examiner si Mars est capable (ou a été capable) d’abriter la vie.

Image de synthèse : NASA

L’engin spatial, qui est environ de la taille d’une petite voiture, devait être transportée avec une grue pour être installé dans la coiffe d’une fusée Atlas 5 automatisée à la base aérienne de Cap Canaveral, a indiqué Lisa Malone, porte-parole de la NASA.

Selon l’agence de presse, le robot, qui sera alimenté par la chaleur résultant de la décomposition du plutonium radioactif, devrait passer une année martienne – 687 jours terrestres – à explorer un énorme cratère d’où s’élève une montagne de six kilomètres de haut. Il s’agit d’environ deux fois la hauteur des parois rocheuses exposées dans le Grand Canyon, aux États-Unis.

Les scientifiques ignorent comment la montagne s’est formée, mais il pourrait s’agir des sédiments érodés d’une masse rocheuse qui emplissait autrefois complètement le cratère.

Avec ses 10 instruments à bord, incluant deux outils en mesure d’analyser la composition chimique de pierres pulvérisées, le véhicule nommé Cuoriosity doit déterminer si son site d’atterrissage, dénommé Gale Crater, possède ou a jamais possédé les composés organiques nécessaires à la vie.

Curiosity rejoindra le plus petit robot mobile Opportunity, qui explore une autre région de Mars depuis 2004, et plusieurs sondes en orbite, incluant la sonde européenne Mars Express. Les scientifiques sont toutefois inquiets du fait que les États-Unis ne débloqueront pas de fonds supplémentaires pour des missions de suivi.

L’un des aspects les plus inquiétants est l’absence de fonds pour des missions sur Mars au-delà de 2013, lorsqu’un satellite devant analyser l’atmosphère martienne sera lancé.

Les scientifiques comptaient sur des missions en 2016 et 2018 pour établir les bases d’un vol de retour pour ramener des échantillons martiens sur Terre, une étape qui est considérée comme importante afin de déterminer si Mars abrite la vie ou l’a déjà fait. Les missions devaient être menées conjointement avec l’Europe.

La Russie, qui n’a pas lancé de mission planétaire en 15 ans, envisage de mettre fin à cette attente en lançant, la semaine prochaine, un vaisseau spatial et une sonde devant atterrir pour explorer la lune martienne Phobos. La mission comprend également la première sonde planétaire chinoise, qui doit se placer en orbite martienne.

Avec Reuters

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