Économie : les Canadiens toujours inquiet, selon BMO
Pieuvre.ca
Contagion économique et volatilité des marchés : la Banque de Montréal a publié samedi les résultats d’un sondage réalisé du 17 au 20 octobre, auprès d’un peu plus de 1500 adultes canadiens qui viennent confirmer les peurs reliées à la situation économique mondiale.
Selon ce sondage, plus de la moitié des investisseurs canadiens (53 pour cent) estiment ainsi qu’il y a risque de contagion au Canada des problèmes économiques observés aux États-Unis et en Europe. Le sondage de BMO, effectué par la firme Léger Marketing, a également révélé que le tiers des Canadiens (31 pour cent) ne voient pas le bout du tunnel en ce qui concerne la volatilité enregistrée sur les marchés depuis les six derniers mois.
Notons toutefois que le coup de sonde a été effectué avant la conclusion d’une entente européenne sur la radiation d’une partie de la dette souveraine grecque, le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FEFS) et l’annonce d’une recapitalisation des banques européennes. BMO souligne d’ailleurs que « malgré les craintes l’espoir demeure ». Les nouvelles venues d’Europe seraient ainsi de nature à générer un regain d’optimisme auprès des investisseurs.
Au dire de Benjamin Reitzes, économiste principal chez BMO Marchés des capitaux, l’entente conclue jeudi est un grand pas en avant pour l’Europe. Il note d’ailleurs que les marchés financiers ont réagi par une forte hausse. «S’il n’y a pas de ralentisseurs – tels que des blocages inattendus – au cours des prochains mois, ce plan pourrait s’avérer suffisant pour contenir la crise européenne», a-t-il dit.
L’entente au sein de la zone euro de l’Union européenne (UE) consiste plus précisément en une décote de 50 pour cent de la dette grecque détenue par les banques privées, ce qui correspond à un allègement du fardeau de 100 milliards d’euros (140 milliards $ canadiens), sur une dette totale de 350 milliards d’euros.
La dette souveraine grecque, si elle demeure au-dessus du total du PIB national, devient ainsi plus gérable à long terme. L’autre partie de la dette grecque est constituée de titres détenus par la Banque centrale européenne (BCE) et de prêts concédés à la Grèce en 2010 par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), explique Radio-Canada.
Mercredi, les 27 États membres de l’UE s’étaient entendus à Bruxelles pour gonfler les moyens financiers du FESF, pour le faire passer à, suppose-t-on, 1000 milliards d’euros, voire davantage.
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