La Ligue de hockey junior majeur et son implication socio-économique
Thibaud DE CLERCK
La Ligue de hockey junior majeur du Québec a dévoilé mardi un portrait inédit du circuit en rendant publics, coup sur coup, une étude de retombées économiques réalisée au cours des derniers mois, de même qu’un rapport de responsabilité sociale qui définit son empreinte dans les communautés dans lesquelles elle évolue.
«La Ligue souhaitait connaître l’impact économique qu’ont ses franchises dans les marchés où elle fait affaire et nous sommes particulièrement fiers de ce constat», déclare Gilles Courteau, commissaire de la Ligue.
L’étude réalisée parRaymond Chabot Grant Thornton (RCGT) indique qu’avec un budget d’opération de près de 40 millions de dollars, la Ligue et ses équipes génèrent d’importantes retombées économiques directes et indirectes et créent des emplois de qualité. Pour la seule saison 2009-2010, les retombées se chiffraient à plus de 86 millions $ en termes de production. Cette même saison, les activités de la Ligue ont permis de créer ou de maintenir l’équivalent de 651 emplois à temps plein.
D’ici cinq ans, l’étude de RCGT indique que la Ligue générera des retombées économiques globales de 1,15 milliard de dollars, dont 595 millions seront liés à la construction de nouveaux amphithéâtres. Ce faisant, la Ligue sera en mesure de créer et de maintenir près de 12 000 emplois, pour des retombées fiscales à terme de près de 80 M $. Pour le commissaire de la LHJMQ, M. Gilles Courteau, «les résultats de cette étude confirment que la Ligue constitue un levier économique au Québec».
Implications sociales et communautaires
Si la Ligue contribue à la prospérité collective, elle se démarque aussi par son implication dans plusieurs causes sociales. Dans le rapport de responsabilité sociale qu’elle a rendu publique, la Ligue décrit son engagement indéfectible envers la lutte contre le cancer. «Au cours de la dernière saison, toutes les équipes de la Ligue ont contribué à soutenir l’action d’organismes locaux dans la collectivité où elles évoluent. Chacune d’elle a consacré en moyenne près de 325 heures à ces activités bénévoles durant la saison», a indiqué Gilles Courteau.
«Nos joueurs ont été nombreux à visiter des écoles et à rencontrer des élèves du primaire ou du secondaire pour les encourager à poursuivre leurs études. Certains ont également été actifs au sein d’organisations qui œuvrent auprès des enfants, et d’autres n’ont pas hésité à parrainer des activités locales d’organismes comme Centraide, Héma-Québec, Opération Nez rouge ou la Croix-Rouge canadienne. En somme, nos joueurs ont fait plus que leur part pour appuyer le dynamisme de leurs communautés», a-t-il ajouté.
Continuité scolaire et réussite académique
En plus de leur offrir un tremplin vers la Ligue nationale de hockey (LNH) et les autres circuits professionnels, la Ligue a tenu à rappeler tous les efforts déployés pour encadrer adéquatement les athlètes.
Pour la saison 2010-2011, 97 pour cent des joueurs nord-américains de la Ligue étaient inscrits à un programme scolaire ou engagés dans des activités d’apprentissage utilitaires. Quant au taux de réussite, la même saison, ceux inscrits au secondaire ou au high school ont frôlé les 99 pour cent. Les joueurs inscrits au collégial ont obtenu quant à eux des taux de réussite de près de 85 pour cent. «L’assiduité scolaire requise par la Ligue fait en sorte que les joueurs poursuivent et réussissent le programme dans lequel ils sont engagés. Nos taux d’engagement scolaire sont bien au-delà des statistiques recensées au Québec en matière de décrochage scolaire, qui révèlent que plus d’un garçon sur trois décroche avant de terminer son secondaire. Nous sommes particulièrement fiers de la performance hors glace de nos athlètes », a indiqué le commissaire.
Dans la catégorie: Politique et Économie
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