Horizon quasi-bouché pour l’économie canadienne
Pieuvre.ca
L’horizon demeure gris pour l’économie canadienne, alors que le Conference Board du Canada a publié jeudi de nouvelles prévisions faisant état d’une croissance modeste. Au dire du Conference Board, la volatilité persistante du marché boursier et des prix des commodités fera plonger l’économie du pays au sein d’un climat de grande instabilité.
Si les perturbations ne devraient pas aller jusqu’à faire dérailler le processus de redressement à l’échelle mondiale, la croissance a quand même nettement ralenti ces derniers trimestres, avance Pedro Antunes, directeur de la division Prévisions nationales et provinciales du Conference Board.
Dernière économie développée en date à faire état d’un ralentissement de son économie, la Chine a annoncé cette semaine une croissance plus faible qu’espérée au cours du troisième trimestre. Le PIB chinois s’est ainsi apprécié de 9,1 pour cent, comparativement à 9,5 pour cent en croissance annualisée, et 9,7 pour cent pour le premier trimestre de 2011, rapporte Radio-Canada.
De son côté, le Conference Board affirme cependant que « l’économie domestique du Canada est en bien meilleure posture que bon nombre d’économies développées ». Les perspectives économiques aux États-Unis viendraient malgré tout assombrir le tableau pour le Canada, qui n’est pas non plus à l’abri du climat économique encore plus incertain qui règne en Europe, précise la note d’information.
Dans sa note de conjoncture, le Conference Board part de l’idée que les gouvernements américain et européens adopteront les politiques nécessaires pour éviter un autre effondrement. Il n’en demeure pas moins que les prévisions restent marquées par un risque exceptionnel.
Pour 2011, le Conference Board a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour les États-Unis qu’il établit maintenant à moins de deux pour cent. Il estime quand même que le pays saura éviter une récession. Les entreprises disposent de beaucoup de liquidités, les activités bancaires de prêts aux entreprises ont finalement recommencé à croître et l’activité industrielle s’intensifie de même que les exportations. Tout cela devrait aider le secteur privé à contribuer davantage à l’emploi au cours des prochains mois, ce qui aura pour effet de renforcer la confiance des consommateurs et des investisseurs envers les États-Unis.
Le produit intérieur brut réel du Canada devrait enregistrer une modeste croissance de seulement 2,1 pour cent en 2011, prévoit le Conference Board, avant d’ajouter qu’en 2012, on peut s’attendre à une légère progression à 2,4 pour cent, car les prix toujours soutenus des commodités de base favoriseront une augmentation des investissements et de la production dans le secteur des ressources.
Les dépenses des ménages profiteront de taux de financement au plus bas et de gains stables sur le plan de l’emploi. Mais pour la première fois depuis 1997, les dépenses publiques freineront l’économie en 2012, en raison d’une brusque diminution des investissements dans les infrastructures et de coupures dans d’autres services publics, conclut la note d’information.
Dans la catégorie: Politique et Économie
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