Le New York Times invite des employés à quitter

Pieuvre.ca

Les temps sont durs au sein de l’un des quotidiens les plus célèbres de la planète. Le site Internet Poynter, spécialisé en journalisme, rapporte jeudi que le New York Times a ainsi mis en place un second plan de départ volontaire en trois ans, afin de réaliser des économies budgétaires. Selon les informations publiées par le journal lui même, l’administration espérerait que moins de 20 personnes se prévalent de cette opportunité.

Au dire de Poynter, la rédactrice exécutive Jill Abramson a précisé que le contingent de journalistes ne serait pas réduit, mais que des compressions pourraient également être effectuées du côté des postes administratifs et de gestion, que ce soit avec le programme de départ volontaire ou l’élimination de postes déjà vacants.

« Comme lors de précédents programmes semblables, pour nous assurer que nous ne coupions pas trop profondément dans notre muscle journalistique, nous nous réservons le droit de refuser les demandes de certains volontaires qui se trouvent dans des secteurs de la salle de rédaction où nous estimons que nous ne pouvons pas réduire nos effectifs », explique Mme Abramson dans une note, en prenant soin de préciser que les employés membres de la Guilde des écrivains ayant signé le contrat numérique sont exclus de cette offre. Cela signifie que les effectifs du site Internet du Times ne devraient pas être touchés.

Ce programme fait suite à une autre offre de départ volontaire émise en 2009, lorsque le journal a espéré que 100 employés s’en prévaudraient. Environ 50 d’entre eux ont accepté l’offre au départ, puis 25 autres se sont ajoutés. En 2008, le Times avait offert un autre programme similaire, en plus de procéder à des réductions.

Au dire de Rick Edmonds, analyste des médias chez Poynter, les revenus publicitaires du quotidien sont en baisse de huit pour cent par rapport à la même période de l’an dernier, plutôt que quatre pour cent, tel que prévu.

Cette annonce s’inscrit également dans le contexte plus large de la crise des médias, qui a forcé la fermeture de plus de 200 salles de rédaction aux États-Unis. Il semblerait que le New York Times, malgré l’ajout d’un mur payant sur son site web il y a quelques mois, n’arrive toujours pas à obtenir les revenus nécessaires pour stabiliser ses entrées d’argent et éviter les déficits.

Avec Poynter

Dans la catégorie: Société

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