Accès à l’information : Montréal passe le test

Hugo PRÉVOST

La Ville de Montréal se félicitait, vendredi, de sa rapidité de traitement des demandes d’accès à l’information soumises par l’organisme Journaux canadiens dans le cadre de la sixième édition de son Enquête nationale sur l’accès à l’information. L’édition 2011 de la démarche représentait également le plus important effort fait en la matière, 354 demandes d’accès touchant 40 sujets ayant été envoyées aux trois paliers de gouvernement, aux sociétés d’État et aux hôpitaux.

Dans une réaction publiée par voie de communiqué, le président du comité exécutif de la métropole québécoise, Michael Applebaum, se dit fier de constater que Montréal a terminé en bonne place du palmarès des villes canadiennes, et ce pour une deuxième année consécutive.

Au dire de M. Applebaum, ce résultat témoigne de l’importance que la Ville accorde au droit à l’accès à l’information pour les citoyens et les organismes externes. Le prédisent du comité exécutif rappelle également qu’en matière de rapidité de réponse et de degrés de divulgation, Montréal a obtenu une excellente note en vertu d’un délai de réponse variant entre quatre à six jours, et de la divulgation pleine et entière par rapport aux informations demandées.

Outre des institutions du gouvernement fédéral, provincial et du secteur hospitalier, trente-neuf municipalités canadiennes ont été ciblées par les responsables de cette enquête, dont l’ensemble des grandes villes canadiennes, incluant Montréal, Québec, Sherbrooke et Laval.

De façon plus général, Journaux canadiens a pu déterminer que la vitesse de traitement des demandes d’accès à l’information et le niveau de divulgation variait grandement à travers le pays. Si des provinces comme la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard ou encore le Yukon ont été très rapide à satisfaire aux demandes déposées, c’est la Colombie-Britannique qui a le plus traîné de la patte. Le gouvernement fédéral et les institutions qui le composent ont, pour leur part, complété 61 pour cent des demandes dans les 30 jours contre 50 pour cent l’an dernier.

L’accent était mis, pour cette édition 2011, sur l’Ontario, qui a ainsi obtenu un très maigre D pour son degré de divulgation.

Pour John Hinds, chef de la direction de Journaux canadiens, l’enquête fait la lumière sur l’inégalité des pratiques en place, qui ne vont pas dans la direction de l’esprit de la loi.

« Il y a raison d’espérer que le système s’améliore si l’on regarde la rapidité de traitement des demandes par les fonctionnaires municipaux et l’ouverture rafraîchissante dont des endroits comme la Saskatchewan ont fait preuve quant aux contrats municipaux. Il y a cependant beaucoup de place à de l’amélioration dans de nombreux secteurs », a-t-il ajouté.

Rappelons que la Loi sur l’accès à l’information est appelée depuis quelques années à subir une réforme visant à faciliter l’accès aux citoyens et aux journalistes. Ces derniers éprouvent souvent des problèmes à obtenir les informations désirées auprès d’institutions gouvernementales, particulièrement fédérales.

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