Le PQ rétorque à Jean-Martin Aussant
Pieuvre.ca
Le Parti québécois (PQ) n’a pas attendu longtemps, lundi après-midi, pour réagir au lancement du nouveau parti indépendantiste du député démissionnaire Jean-Martin Aussant. Ce dernier a présenté lundi matin son projet visant à obtenir la souveraineté du Québec, intitulé Option nationale. Le PQ, de son côté, a en un premier temps réaffirmé qu’il était la seule formation politique capable d’obtenir une telle indépendance du Canada, avant de réclamer la démission du député et la tenue d’élections partielles pour qu’il puisse présenter ses nouvelles orientations de façon «légitime».
Dans le cadre d’une réunion de l’exécutif national du parti à Nicolet, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le député de Drummond, Yves-François Blanchet, le président du parti, Raymond Archambault, et le président du parti de la région du Centre-du-Québec, Serge Bouchard, ont organisé une conférence de presse pour tenter de calmer les rumeurs entourant la démission de certains membres de l’exécutif de la région de Nicolet-Yamaska, où a été élu M. Aussant, en plus de marteler que le Parti québécois demeurait la seule option pour réaliser la souveraineté de la province.
Cette annonce du député Aussant n’est que la nouvelle étape d’un processus enclenché depuis plusieurs mois, alors que cinq députés avaient démissionné avec fracas de leur poste au sein du PQ; trois d’entre eux, Louise Beaudoin, Pierre Curzi et Lisette Lapointe, avait déclaré avoir quitté en raison de la controverse secouant le parti de Pauline Marois en lien avec le projet de construction du nouvel amphithéâtre de Québec. Deux autres députés, dont M. Aussant, avaient quitté pour d’autres raisons, M. Aussant affirmant que la formation politique tardait à mettre en oeuvre un plan pour obtenir l’indépendance.
Rappelons que la fin de semaine dernière, l’ex-chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a abandonné son devoir de réserve lors d’un caucus de son ancienne formation politique fédérale, et déclaré que les souverainistes de toutes les allégeances devaient se rassembler derrière le Bloc et le Parti québécois afin de présenter un front uni afin de faire progresser la cause souverainiste. Les dissensions actuelles, a-t-il laissé entendre, ne peuvent que favoriser les partis fédéralistes, tant au provincial qu’à l’échelle nationale.
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