Forte opposition à une centrale au charbon en Alberta

Pieuvre.ca

Plus de 40 organisations de la société civile canadienne ont signé une lettre demandant au ministre fédéral de l’Environnement, Peter Kent, de protéger l’intégrité des prochains règlements du Canada sur le charbon envoyant à ce qu’une nouvelle centrale thermique au charbon ne puisse contourner les règles établies par Ottawa.

Centrale au charbon

Selon la déclaration publiée par l’organisme environnemental Équiterre, l’entreprise d’énergie Maxim Power a reçu, le 10 août, l’approbation finale de l’organisme de contrôle des services publics de l’Alberta pour construire une centrale thermique alimentée au charbon qui commencerait à fonctionner avant l’entrée en vigueur des règlements fédéraux sur les centrales alimentées au charbon. Au dire d’Équiterre, si l’entreprise gagne son pari, cela lui donnerait « une passe gratuite pour polluer pendant 45 ans ».

Le gouvernement fédéral, de son côté, doit publier au cours des prochaines semaines un projet de ses règlements concernant les centrales de ce type.

«Le charbon est le pire coupable parmi les combustibles fossiles quant à la production de pollution qui cause le réchauffement climatique, explique Steven Guilbeault d’Équiterre. Des études ont démontré qu’en améliorant son efficacité énergétique et en investissant dans l’énergie plus propre, l’Alberta peut répondre à ses besoins futurs en électricité sans construire de nouvelles usines au charbon.»

Équiterre rappelle pourtant que l’ancien ministre de l’Environnement, Jim Prentice, avait promis l’an dernier qu’Ottawa « prendrait garder à la construction précipitée de toute centrale au charbon non conforme » avant l’entrée en vigueur des règlements fédéraux en 2015.

Maxim Power a malgré tout obtenu une telle approbation accélérée; l’entreprise dit avoir rencontré le ministre Kent pour comprendre de quelle façon le projet de règlement fédéral pourrait « tenir compte » de leur usine.

La lettre collective adressée à M. Kent expose un point de vue contre la création de nouvelles usines au charbon conventionnelles au Canada plutôt que d’appuyer le développement d’une énergie renouvelable comme l’énergie éolienne et l’énergie solaire. Les signataires demandent que le ministre Kent voie à ce que la proposition de Maxim ne soit pas traitée en priorité de manière à contourner les futurs règlements d’Ottawa.

Les projets de centrales thermiques au charbon regagnent en popularité depuis quelques années, particulièrement dans l’Ouest du pays, alors que les tests de méthodes de captage du carbone, dont certains sont en cours au Canada – et d’autres ailleurs dans le monde -, pourraient offrir une solution pratique à la pollution importante causée par les émanations de centrales au charbon.

Le charbon, un combustible fossile dont le Canada possède d’importantes réserves, est le plus important pollueur de son groupe, qui rassemble également le pétrole, le gaz naturel et le gaz de schiste.

Dans la catégorie: Science et Environnement

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