Corse : appel à l’union des mouvements nationalistes

Pieuvre.ca

Les indépendantistes du parti Corsica Libera ont tendu la main dimanche à Corte (Haute-Corse) aux nationalistes modérés pour prendre le pouvoir dans l’île aux élections territoriales de 2014, rapporte l’Agence France-Presse.

L'Assemblée corse

Selon Jean-Guy Talamoni, l’un des dirigeants de Corsica Libera qui s’exprimaient lors d’un débat public avec des représentants des formations dites modérées, le mouvement national est « le dernier rempart face aux fléaux qui attaquent » le peuple corse.

En présence d’un millier de personnes réunies pour les 30e journées internationales de Corte, M. Talamoni, l’un des quatre élus de Corsica Libera à l’Assemblée de Corse (sur 54 députés), a appelé à « la cohésion du mouvement national » et à « travailler ensemble tout en respectant les sensibilités de chacun ».

D’autres leaders politiques, associés de près ou de loin à l’indépendance de l’île française, ont indiqué que les idées nationalistes étaient désormais reprises par l’ensemble de la classe politique corse, et que les partis devaient s’entendre pour envisager une prise du pouvoir des formations nationalistes.

Les mouvements nationalistes corses remontent à la fin de l’empire colonial français, alors que la transformation de l’administration insulaire, couplée à une forte dépopulation, ont contribué à la naissance de mouvements indépendantistes en raison de spécificités culturelles, notamment linguistiques. En 1976, des militants nationalistes ont créé le Front de libération nationale de la Corse (FLNC), naissance marquée par une série d’attentats en Corse et sur le continent.

Aux dernières élections territoriales, en 2010, les listes nationalistes corses ont remporté 35,74 pour cent des voix au second tour.

Dans la catégorie: Politique et Économie

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