Union Montréal et Projet Montréal croisent le fer à propos des budgets de secrétariat

Hugo PRÉVOST

Les partis politiques montréalais Projet Montréal et Union Montréal se sont échangé la balle dans l’arène politique, mercredi,  dans la foulée des accusations lancées la veille par Projet Montréal concernant l’utilisation de fonds destinés à la recherche et au secrétariat par Vision Montréal, le parti de Louise Harel. Le tout s’inscrit dans le scandale qui touche depuis quelques semaines l’administration du maire lavallois Gilles Vaillancourt.

L'Hôtel de Ville de Montréal

La deuxième opposition de Montréal a sonné la première charge mercredi avant-midi en déclarant qu’Union Montréal, le parti du maire Tremblay, effectuait des dépenses discutables, alors même que la Ville augmente les taxes des contribuables. «Alors que Gérald Tremblay a augmenté radicalement les taxes des contribuables montréalais au cours des deux dernières années, son parti, Union Montréal, s’est offert du luxe dans son budget de recherche et de secrétariat aux dépens des Montréalais. Projet Montréal a appris, à la suite d’une demande d’accès à l’information, que les contribuables montréalais ont payé plus de 62 000$ le coûteux conseil général des membres de ce parti, le 27 novembre dernier», explique la formation politique dans son communiqué, qualifiant ce conseil général de «spectacle son et lumière pour les partisans du maire».

Projet Montréal, pour sa part, prévoit dépenser environ 9000 $ pour son propre conseil général, somme qui sera en partie payée par ses propres militants.

Le parti politique dirigé par Richard Bergeron affirme également qu’Union Montréal s’est servi du même budget de recherche et de secrétariat (1/30 d’un pour cent du budget municipal montréalais) pour payer des appareils électroniques à ses conseillers. Selon les données de Projet Montréal, le parti du maire aurait demandé le remboursement de sept tablettes iPad, 10 ordinateurs portables et plusieurs caméras numériques.

Projet Montréal demande donc au MAMROT, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, d’éclaircir au bénéfice de l’ensemble des partis municipaux au Québec les dépenses admissibles dans les différents budgets octroyés par des fonds publics (budget de recherche et de secrétariat et budget d’allocation aux partis politiques).

Dans son propre communiqué transmis en début de soirée mercredi, Union Montréal a répliqué par la voix de Richard Mimeau, qui affirme que tous les rapports d’Union Montréal concernant les budgets de recherche et de secrétariat ont toujours été approuvés par le Directeur général des élections du Québec.

Projet Montréal reçoit lui aussi sa quote-part octroyée pour les dépenses de  recherche et de secrétariat des conseillers, précise M. Mimeau, avant d’ajouter que l’organisation politique de M. Bergeron tiendra son congrès en août et cela représente des frais pour eux aussi.

«Nous sommes en démocratie, lance M. Mimeau. Si le chef de Projet Montréal veut obtenir des précisions sur les dépenses admissibles ou non par la loi, l’amender ou l’abolir, il est dans son plein droit. Qu’il franchisse alors les étapes. Qu’il s’informe d’abord de ce qui est admissible ou non comme dépenses. Après, il pourra  partir en croisade. Pour l’instant, il a mis la charrue devant les bœufs.»

Dans la catégorie: À la unePolitique et Économie

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