Fantasia – Love, un objet spatial non identifié
Hugo PRÉVOST
Drôle d’objet cinématographique que ce Love, du réalisateur et scénariste William Eubank, qui était projeté lundi soir au festival Fantasia dans le cadre de l’événement Camera Lucida. En présence du réalisateur et de l’acteur principal Gunner Wright, les spectateurs ayant comblé pour l’occasion la salle Hall de l’Université Concordia ont pu assister à un film tentant d’explorer la force des relations humaines et le côté essentiel de l’amour et des liens reliant les individus dans toute société.
Drôle d’objet, en effet, alors que nous faisons connaissance avec Lee Miller, envoyé sur la Station spatiale internationale laissée à l’abandon depuis 20 ans. Chargé de la remettre en état, il se retrouve seul en orbite, avec pour seul compagnon ses souvenirs et ses pensées. Au même moment, les spectateurs sont ramenés à l’époque de la Guerre de Sécession, alors qu’un capitaine nordiste est envoyé explorer une étrange découverte dans le désert américain. De retour sur la station, Miller est laissé à lui-même pendant six ans alors que toute communication est coupée avec la Terre. Commence alors une longue attente qui le plongera de plus en plus dans la démence… jusqu’à la révélation finale.
Il n’est pas aisé de départager les différents films ayant influencé le réalisateur et les passages originaux du long métrage. Les amateurs de science-fiction y reconnaîtront sans aucun doute le mythique 2001, Contact, Sunshine, AI, ainsi que l’excellent Moon. Tous ces scénarios, toutes ces influences se télescopent au sein d’une histoire qui peine à offrir quelques réponses aux questions qu’elle soulève. Love n’est pas un mauvais film, loin de là, mais la détermination du réalisateur d’intégrer autant d’influences cinématographiques diverses au sein d’un même long métrage – sans jamais véritablement aborder le concept de l’amour, si ce n’est pas la bande – donne un peu l’impression d’une certaine hâte à produire un film ressemblant davantage à une série de clins d’oeil qu’à une véritable entreprise visant à bâtir sur les fondations des maîtres de la SF.
Dans la catégorie: Culturel • Fantasia 2011
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