Postes Canada : la loi spéciale est adoptée
Hugo PRÉVOST
Il aura fallu près de 72 heures de débats continus à la Chambre des communes, à Ottawa, mais la ministre fédérale du travail, Lisa Raitt, et le gouvernement conservateur ont gagné leur pari : les travailleurs des postes rentreront au travail lundi, après un conflit de travail qui aura duré plus de deux semaines. Le gouvernement Harper aura ainsi eu à imposer une loi spéciale, après en avoir déposé une deuxième en autant de semaines. Il s’agit certainement d’une victoire pour Postes Canada, qui devra accorder des augmentations de salaire moindres que celles qu’elle était prête à offrir, soit 1,5 pour cent pour 2012, comparativement à 1,9 pour cent. Le syndicat demandait 2,75 pour cent.
Les troupes du Nouveau Parti démocratique (NPD) s’étaient pourtant engagées dans un processus d’obstruction parlementaire afin de retarder le plus possible l’adoption du projet de loi. Cette méthode, appelée fillibuster en anglais, consiste à utiliser tout le temps de parole alloué aux membres d’un parti; en agissant ainsi, les travaux parlementaires étaient retardés, et le NPD pouvait espérer faire voter des amendements au projet de loi C-6. Le gouvernement conservateur disposant toutefois de la majorité parlementaire, les membres du gouvernement Harper auraient ultimement pu imposer le bâillon pour faire adopter le projet de loi.
Samedi, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) annonçait que les négociations, rompues depuis quelques jours avec la partie patronale, avaient brièvement repris, et ce « grâce à la ténacité des députées et députés de l’opposition, dirigée par Jack Layton et le NPD », explique le syndicat par voie de communiqué.
Disant avoir fait des « compromis », le STTP a cependant noté que Postes Canada était demeurée campée sur ses positions, et que les discussions avaient donc échoué. Postes Canada « continue de faire preuve d’intransigeance comme elle l’a fait depuis le dépôt du projet de loi de retour au travail du gouvernement Harper », affirmait le syndicat.
Le ton avait toutefois changé quelques heures plus tard, après l’adoption du projet de loi; le STTP affirmait alors, samedi soir, que « le gouvernement Harper a transmis un message à l’ensemble des travailleurs et travailleuses au moyen de son projet de loi de retour au travail injuste et punitif ».
« Il est clair que le gouvernement est prêt à se ranger du côté des employeurs pour abaisser les salaires et les conditions de travail des travailleurs », a déclaré le président national du STTP, Denis Lemelin. Ce dernier affirme que la décision gouvernementale de recourir à une loi de retour au travail dans les conflits à Postes Canada et à Air Canada est loin d’être neutre, et que le gouvernement s’est montré hautement anti-travailleurs deux mois seulement après avoir obtenu sa majorité. « Le gouvernement s’en est pris à notre droit de négocier librement nos conditions de travail; il est clair que seuls les marchés et les employeurs auront des libertés au Canada », a-t-il ajouté.
Le conflit à Postes Canada s’articulait autour des salaires pour les nouveaux employés, la structure du régime de retraites, le régime d’assurance-maladie et l’imposition de nouvelles méthodes de travail. Le patronat a toujours affirmé qu’il était nécessaire de procéder à des changements à la convention collective en raison de la baisse d’achalandage du courrier, dûe à la popularité croissante d’autres services de messagerie et du courriel. Le tout a débuté par des grèves tournantes, pour ensuite se transformer en lock-out.
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Bien correct.
Il ne faut pas oublié pourquoi les travailleurs usaient de moyens de pression.
Poste Canada détient un monopole.
Essayez d’envoyer des lettres sans les adresses civiques.
Tout le monde utilisent des Casiers Postaux, que seul Poste Canada détient les clés et expédier une lettre avec Puro ça coûte la peau des « fesses ».
Pensez aux gens qui n’ont pas Internet et le dépôt direct.
Les envois postaux sont devenus comme les médecins, pompiers, policiers etc., c’est un service « essentiel »
Poste canada vient de démontrer ce que ses employés savaient déjà, soi qu’ils sont incapables de gérer une compagnie de la taille de p.c.
Tant qu’à y être, pourquoi ne demander vous pas au gouvernement de redevenir ministère.
Vous avez fait preuve durant ces négociations d’un mépris total pour vos employés et pour les utilisateurs des services postaux.
Mais vos employés ont une colonne vertébrale plus solide que la votre pauvres dirigeants et ils sauront se relever alors que vous vous serez j’espère congédier dans un avenir proche. Vos employés donneront quand même le service attendu par nos clients car nous sommes conscient que ce sont eux qui nous donnes du travail car s’il fallait se fier sur vous, on serait encore sur le trottoir vu votre grand respect.
Bref allez vous faire foutre
Au fond de tout ca …les bureaucrates de poste canada savais tres bien comment tout ca allais se finir !!!