Agriculture: appel aux dirigeants du G20

Pieuvre.ca

Deux jours avant la réunion des ministres de l’Agriculture du G20, les producteurs canadiens de lait, de volaille et d’oeufs ont rejoint une coalition de groupes agricoles représentant 66 pays de l’Afrique, des Amériques, de l’Asie et de l’Europe pour appuyer l’Appel à la cohérence; cette déclaration conjointe, que les dirigeants de groupes agricoles internationaux ont adoptée lundi à Bruxelles, en Belgique, invite les gouvernements et les parlements à reconnaître la spécificité de l’agriculture dans les négociations commerciales internationales.

Photo : etrends.com

Dans un communiqué publié lundi avant-midi, ces groupes affirment reconnaître « le besoin de règles équitables pour les produits qui sont échangés sur les marchés mondiaux », en plus de soutenir qu’il est essentiel que les gouvernements reconnaissent « l’importance de la sécurité alimentaire et le rôle unique de l’agriculture et de l’alimentation lorsqu’ils formulent des accords commerciaux ».

Au cours d’une conférence de presse accordée lundi, le président des Producteurs de poulet du Canada, David Fuller, a expliqué que les groupes demandaient si la meilleure façon de procéder était vraiment de se contenter d’ouvrir les marchés, et ce sans se préoccuper des enjeux non commerciaux, ni des conséquences pour les agriculteurs « Il faut une plus grand cohérence entre l’Accord sur l’agriculture à l’OMC (Organisation mondiale du commerce) et les engagements que les États membres de l’OMC doivent respecter dans les traités internationaux qu’ils ont déjà signé sur des questions comme la pauvreté, la faim, les changements climatiques et la biodiversité », a-t-il ajouté.

Avec la croissance de la demande alimentaire mondiale, les groupes agricoles disent croire que la sécurité alimentaire est cruciale et qu’il faut de la cohérence entre les négociations commerciales du Cycle de Doha à l’OMC et les accords internationaux existants sur les changements climatique, la biodiversité et la réduction de la faim et de la pauvreté.

Afin d’établir un pont entre ces deux domaines politiques et commerciaux, les groupes agricoles suggèrent plus précisément de tenir compte de quatre principes qu’ils considèrent comme fondamentaux. Tout d’abord, les groupes estiment que tous les pays doivent avoir le droit de produire pour leur consommation intérieure afin d’améliorer leur autosuffisance alimentaire et d’assurer leur sécurité alimentaire, incluant le recours à des mesures tarifaires.

Il est également proposé que les règles commerciales doivent tenir compte des mesures politiques, y compris la gestion de l’offre, « qui promeuvent la stabilité de l’approvisionnement et des prix alimentaires ».

Enfin, les groupes demandent que les pays en développement puissent se concentrer sur l’aide à apporter aux agriculteurs disposant de peu de ressources, et que tous les pays puissent avoir le droit de répondre aux préoccupations non-commerciaules de leurs citoyens, de manière à promouvoir une agriculture durable, lutter contrer les changements climatiques, et protéger la biodiversité.

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