Postes Canada: le syndicat réplique

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Le torchon continue de brûler chez Postes Canada, alors que les syndiqués entreprenait lundi une nouvelle journée de grèves tournantes, touchant cette fois-ci une dizaine de villes au pays. Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP) a d’ailleurs profité de la journée pour prendre à son tour la parole et ainsi tenter de rejoindre directement les consommateurs et l’opinion publique; le regroupement syndical accuse ainsi, par communiqué interposé, la partie patronale de vouloir pousser ses employés à la grève générale pour ainsi demander au gouvernement conservateur majoritaire une loi spéciale visant à forcer le retour au travail des grévistes.

Photo : Postes Canada

Le conflit de travail fait donc toujours rage chez la société de la Couronne : La Presse Canadienne rapportait d’ailleurs lundi qu’une fin de semaine de négociations n’avait pas permis de conclure une entente qui satisfasse les deux parties. Toujours selon La Presse Canadienne, dont l’information a été relayée par Le Devoir, le porte-parole de Postes Canada, Jon Hamilton, a déclaré dimanche que les grèves tournantes n’avaient eu pour effet que de faire fuir les clients. M. Hamilton a également réitéré que Postes Canada jugeait irréalistes les demandes du syndicat des travailleurs. À compter de cette semaine, la distribution du courrier ne sera ainsi plus assurée que trois jours sur cinq, soit les lundis, mercredis et vendredis dans la plupart des zones urbaines.

Bien que le STTP se soit dit prêt à négocier, le syndicat exige toutefois que Postes Canada remette en vigueur les conditions prévalant dans le cadre de la convention collective venue à échéance. « Postes Canada fait tout ce qu’elle peut pour provoquer un débrayage national dans l’espoir que le gouvernement intervienne », affirme Denis Lemelin, président national du syndicat et négociateur en chef. Pour l’instant, le gouvernement fédéral s’est fait plutôt discret dans le dossier, si ce n’est de la ministre du Travail, Lisa Raitt, qui a demandé deux fois aux parties concernées de poursuivre les négociations afin d’en arriver rapidement à une entente.

Dans son communiqué, le STTP affirme que l’offre de mettre fin à la grève tient toujours. Toujours selon M. Lemelin, toutefois, « Postes Canada n’est pas intéressée à négocier avec (le syndicat) pour mettre fin à la grève. Elle veut obliger les employés à accepter des concessions. Et pour parvenir à ses fins, elle suspend le service postal dans tous le pays, même là où il n’y a pas de lignes de piquetage ». Le STTP emploie d’ailleurs l’expression « lock-out partiel » pour qualifier la décision de son employeur de réduire le service à la grandeur du pays.

Le syndicat continue d’affirmer que depuis le début de la grève, il y a dix jours, moins du tiers de la population a été touché par le conflit de travail. Postes Canada, quant à elle, déclarait déjà, la semaine dernière, que les envois postaux avaient chuté de plus de 50 pour cent.

Les villes touchées par la grève tournante de lundi sont Trois-Rivières et sa région, ainsi que Sherbrooke, au Québec, Corner Brook, à Terre-Neuve-et-Labrador, Fredericton et Oromocto, en Colombie-Britannique, Sydney, en Nouvelle-Écosse, Cornwall, Niagara Falls et Windsor, en Ontario, Regina, en Saskatchewan, et Nanaimo, en Colombie-Britannique.

Dans la catégorie: À la unePolitique et Économie

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