Postes Canada : la FTQ entre en scène
Pieuvre.ca
Alors que le conflit de travail se poursuit chez Postes Canada, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a décidé mardi de s’impliquer dans l’affaire, dénonçant les propositions de l’entreprise qui comprennent des conditions de travail et des salaires différents pour les nouveaux employés. La centrale syndicale s’implique ainsi dans la lutte que se livrent le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) et la société de la Couronne. Pendant ce temps, les moyens de pression se poursuivent, et les villes d’Edmonton et de Calgary ont à leur tour été frappées, mardi soir par une grève tournante d’une durée de 24 heures.
Réagissant par voie de communiqué, le président de la FTQ, Michel Arsenault, a déclaré qu’il était nécessaire de «ne pas accepter, ni tolérer, que les travailleurs d’un même employeur aient deux statuts, l’un réservé aux plus vieux, et l’autre aux plus jeunes avec, dans ce dernier cas, des conditions de travail et des droits inférieurs. Or, c’est ce que Postes Canada est en train de faire à ses salariés, en leur offrant un régime de retraite à deux vitesses et en proposant aux nouveaux embauchés. des conditions de travail désavantageuses. À la FTQ, on n’appuiera jamais une telle pratique».
Nicolas Lemieux, le dirigeant du comité des jeunes de la FTQ, a rappelé que si l’employeur avait gain de cause, les nouveaux embauchés recevraient 18 % de moins que les employés actuels, soit 19 $ l’heure contre 23,11 $. Le nombre de semaines de vacances auxquelles ils auraient droit serait moindre, et les critères d’admissibilité à la retraite, durcis, avance le regroupement syndical.
De son côté, la partie patronale a déclaré, dans une entrevue accordée à la chaîne Argent, que la grève tournante – qui a déjà frappé Hamilton, Winnipeg, Victoria, Moncton et Montréal – a fait diminuer le trafic postal de manière draconienne, soit une baisse de 50 pour cent des envois postaux.
Les négociations pour la signature d’une nouvelle convention collective achoppent toujours sur la question des salaires pour les nouveaux employés, les nouvelles méthodes de travail considérées dangereuses par le syndicat, et le régime de santé.
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Concernant le régime de retraite, c’est pas la même chose qui se passe justement avec les pilotes d’Air Canada?
On doit s’adapter à la réalité économique et démographique, les grands employeurs doivent un jour ou l’autre effectuer ce virage, sinon on perd de l’argent et on fini par être hors de la « game » à l’échelle internationale.
Le nouveau proprio des Galaries Laval qui est la FTQ va t-il nuire ou aider les employés de son futur locataire -Target- à se syndiquer?
Les syndicats sont maintenant coachs, joueurs et arbitres…
Ils manipulent leurs protégés ainsi que le gouvernement, sont-ils devenus nos nouveaux Seigneurs?