Chronique de plats pays – Tome I
Thibaud DE CLERCK
Quoi de mieux pour commencer cette chronique qu’une bonne crise politique «made in Belgium». La Belgique est connue dans le monde pour son chocolat et sa bière. Mais depuis quelques années, le nouveau produit, pour lequel la Belgique est connue, c’est sa politique.
Pour faire court! Le Nord et le Sud se détestent. Les Wallons du Sud courent après une Belgique unie, car ils ont besoin des sous flamands pour survivre et éviter la faillite. Au sud, les Flamands en ont marre de payer pour les chômeurs wallons et veulent qu’on régionalise le budget pour qu’ils continuent de prospérer. Au milieu, il y a Bruxelles. La capitale belge est en territoire flamand, mais composée de 80% de francophones. Les sudistes prônent la politique de la communauté donc Bruxelles doit être reliée à la Wallonie. Au sud, c’est la politique de la «terre» donc Bruxelles est à eux. Restent les germanophones qui s’en foutent. Eux, ils ont la paix donc…
Vous suivez toujours…
On a connu moult crises politiques à ce sujet, toujours plus ou moins pour les mêmes raisons: les Flamands sont un exemple dans toutes les matières et ils en ont marre de payer pour tous ces chômeurs Wallons et socialistes. À chaque fois, nos politiciens ont réussi à mettre sur pied des accords rocambolesques qui ont permis de maintenir le pays uni jusqu’à l’arrivée de Meneer (Monsieur en nordiste) Bart De Wever, président de la N-VA, le parti politique nationaliste flamand. Également, grand vainqueur des dernières élections en Flandre.
Suite à ces élections qu’il a gagnées, il a été nommé «informateur». Car en Belgique, une fois qu’on a voté, il faut «informer», «préformer», «déminer» pour, enfin, «former» le gouvernement. Donc, le séparatiste De Wever a été nommé «informateur». Jusque-là, on y croyait, car il parlait de compromis, d’accord, d’entente nord-sud, etc. Puis, Elio Di Rupo, président du parti socialiste et grand vainqueur des élections au sud a été nommé «réformateur» et là, les ennuis ont commencé, car Meneer De Wever est redevenu lui-même. Il a dit non à tout, il en voulait toujours plus… Plus d’autonomie fiscale, moins de BHV, plus de Bruxelles, etc. Bref, il n’était jamais content. Et 82 jours après les élections ce qui devait arriver, arriva: rupture des négociations. Elio n’a pas su «concilier l’inconciliable».
La Belgique est arrivée à un point de non-retour. Le Nord et le Sud se détestent de plus belle, aucune solution n’existe, la rupture pointe le bout de son nez.
Belgique: stop ou encore? Rendez-vous la semaine prochaine dans la chronique du plat pays pour connaitre la suite des évènements.
Dans la catégorie: Chronique • Politique et Économie
Mots-clef: Bart de Wever, belgique, BHV, Chronique, crise, Elio Di Rupo, europe, politique, scissions, séparation




Les Flamands veulent leur état, qu’on les laisse. Et qu’on crée une nouvelle Belgique avec la Wallonie et Bruxelles. Le Royaume de Belgique est un accident de l’histoire. La Belgique doit redevenir une région française comme elle l’a été sous la première république française et sous le premier empire. Ainsi nous resterons Belges comme un Bretons ou un Auvergnat reste Breton ou Auvergnat. Il faut opter pour un statut spécifique comme c’est la cas pour la Région Alsace et le département de la Moselle avec leur droit local, ou encore pour les collectivités d’outre-mer. Il faut voir la vérité en face nous sommes culturellement beaucoup plus proche des habitants de Picardie, du Nord-Pas-de-Calais, de Champagne-Ardennes ou de Lorraine que nous le somme des Flamands… Et vu la diversité régionale déjà existante au sein même de la République français (Breton complètement différent d’un Alsacien, d’un Martiniquais, d’un Corse, d’un Normand ou d’un Guyanais), nous aurons aucun mal à nous y intégrer. Je m’imagine mal une Wallonie indépendante entretenir une armée wallonne, des ambassades wallonnes dans chaque pays, etc… (le tout avec des ressources en moins…) alors qu’avec la France nous pèserions beaucoup plus sur la scène extérieure avec des structures déjà existantes et expérimentées. Le dernier sondage en date montre qu’une large majorité les français seraient d’accord comme presque la moitié des wallons, alors pourquoi ne pas sauter le pas et en finir avec se marasme.