Paiement des droits de scolarités : les étudiants québécois sont plus autonomes

Hugo PRÉVOST

Les étudiants québécois seraient les plus indépendants financièrement au pays, selon une étude menée par TD Canada Trust dont les résultats ont été dévoilés mardi matin. Alors que les étudiants retournent en classe pour la session automnale, ces données jettent un éclairage nouveau sur l’éternelle question des frais de scolarité et de leur paiement.

Les chiffres dévoilés par le groupe financier, qui a examiné les attitudes et les comportements des étudiants du niveau postsecondaire au Canada, établissent que les étudiants de la Belle Province sont les plus enclins à déclarer que leurs parents paient moins du quart de leurs frais (71 pour cent contre 60 pour cent à l’échelle national), et seulement 4 pour cent d’entre eux indiquent que leurs parents en paieront plus des trois quarts (contre 10 pour cent à l’échelle nationale).

Par corollaire, les étudiants du Québec ont davantage signalé que le revenu tiré de leur emploi d’été couvrira la totalité de leurs frais scolaires ( 40 pour cent contre 24). La moitié d’entre eux estiment cependant que cet argent ne suffira pas. Au final, ces derniers contracteront un prêt étudiant ou une ligne de crédit étudiant.

« Notre étude a permis de constater que seulement 17 pour cent des étudiants québécois peuvent compter sur un régime enregistré d’épargne-études », a déclaré Dan Demers, vice-président associé chez TD Canada Trust. Pour lui, il s’agit là d’une occasion manquée, et les parents devraient investir dans un tel régime pour assurer l’avenir de leurs enfants.

Des étudiants endettés

Toujours selon les résultats du sondage de TD, 45 pour cent des étudiants dépenseraient plus qu’ils n’épargnent, et ils ne seraient que 26 pour cent à estimer ne pas être endettés à la fin de leurs études.

Cependant, les Québécois feraient à ce sujet preuve de davantage d’optimisme par rapport aux étudiants du reste du Canada, puisqu’ils seraient plus nombreux à prévoir terminer leurs études avec des dettes moins élevés. 27 pour cent d’entre eux ont évalué à moins de 5000 $ le total de leurs dettes après études, contre 19 pour cent à l’échelle nationale.

Trente-cinq pour cent des étudiants québécois déclarent s’inquiéter de leur niveau actuel d’endettement (contre 39 pour cent à l’échelle nationale).

Ce que n’établit cependant pas le communiqué du groupe financier TD, c’est si le financement plus élevé des études par le gouvernement permet aux étudiants québécois de moins s’endetter par rapport à leurs homologues du ROC.

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