Scott Pilgrim VS The World – Un plaisir efficace
Hugo PRÉVOST
L’anti-comédie romantique; voilà, en trois mots, ce qu’est Scott Pilgrim VS The World, qui arrivait sur les écrans vendredi dernier, 13 août. Trois mots, c’est cependant bien peu pour réussir à décrire cette adaptation cinématographique de la bande dessinée du même nom, créée par Bryan Lee O’Miley. Film efficace, drôle et bourré de références, Scott Pilgrim VS The World aura une place spéciale à occuper dans la filmographie geek. Le réalisateur Edward Wright, après les succès de Shaun of the Dead et de Hot Fuzz, remet le couvert avec un Michael Cera bien en forme.
Scott Pilgrim a 22 ans, habite à Toronto, est présentement entre deux boulots, joue de la guitare basse dans un groupe de garage – Sex Bob-omb – et fréquente une jeune fille de 17 ans, Knives Chau, qui va encore au secondaire. Une vie relativement banale qui va se transformer radicalement lorsqu’il fera la connaissance de Ramona Flowers, une fille mystérieuse aux goûts capillaires colorés, livreuse chez Amazon de son état. Pour lui, c’est le coup de foudre; le seul hic, cependant, c’est qu’afin de continuer à fréquenter sa nouvelle flamme, Scott devra vaincre les sept ex de sa bien-aimée dans autant de duels hauts en couleurs et en effets spéciaux. Au fil et à mesure que Scott progressera dans la liste de ses opposants, il en apprendra davantage sur Ramona, mais également sur lui-même.
Ce qui distingue véritablement Scott Pilgrim VS The World des autres films pour ados, c’est à la fois son style direct, punché, sans prétention, mais surtout son côté geek entièrement assumé. Les références sont foison dans le long-métrage; Zelda, Mario et consorts… le film en lui-même est un jeu vidéo, où le héros sans véritable histoire va délivrer la princesse retenue prisonnière par son attachement sentimental à ses anciennes fréquentations. Sauf que la princesse se teint les cheveux en rose, bleu, vert, et qu’elle voyage dans le sub-espace pour livrer ses paquets.
Trame sonore décapante, force onomatopées à l’écran – Wham ! Kaboum ! et autres notes de musique y apparaissent en toutes lettres, personnages plus vrais que nature (le coloc gay cynique, la jeune soeur protectrice, mais pas trop, les ex hilarants qui en font trop – y compris le végétalien muni de super-pouvoirs !), blagues subtiles mais efficaces, et surtout un rythme soutenu qui ne laissera pas le spectateur sur sa faim, Scott Pilgrim VS The World a ce je ne sais quoi de rafraîchissant qui lui permet de se démarquer, une sorte de feel-good movie pour geeks. Il est également satisfaisant de voir que Michael Cera peut fort bien sortir de son personnage de puceau adolescent pour jouer un jeune homme (relativement) de son âge avec une aisance plus que plaisante.
À voir, parce que nous aimerions tous que retentisse la musique de victoire de Final Fantasy lorsque nous embrassons la jolie fille pour la première fois.
****
Dans la catégorie: Culturel
Mots-clef: bande-annonce, cinéma, comédie, edward wright, film, geek, jeu vidéo, jeux vidéos, michael cera, nerd, ramona flowers, romance, scott pilgrim, scott pilgrim vs the world




[...] This post was mentioned on Twitter by PieuvrePointCa, Hugo Prévost. Hugo Prévost said: RT @pieuvrepointca: Scott Pilgrim VS The World : un plaisir efficace – sur Pieuvre.ca : http://bit.ly/dgeWCA [...]