Plongez dans l’univers sonore d’Organ Mood

Hugo PRÉVOST

Le lecteur se referme, le disque se met à tourner, et c’est le départ. Les rythmes hypnotisants du duo québécois Organ Mood ont tôt fait d’envelopper d’ondes sonores toutes les surfaces, d’envahir voluptueusement tous les conduits auditifs pour procurer une impression d’apesanteur, de flottement dans l’infini sidéral. En attendant le lancement, le 20 août prochain, de leur premier disque, intitulé Grands Projets, Pieuvre.ca s’est embarqué dans un voyage spatial et sonore à l’aide d’une copie de leur album à paraître.

Après une prestation remarquée lors de l’édition 2009 du festival MUTEK, le groupe Organ Mood a passé les deux dernières années à peaufiner leur son afin de nous offrir un produit léché, direct héritier des monuments de la musique électronique, avec une petite touche personnelle particulièrement agréable à l’oreille. Exit ici les ordinateurs portables et les influences du plancher de dans; l’audiophile a plutôt droit aux orgues et autres synthétiseurs directement issus de l’époque de Jean-Michel Jarre et de Kraftwerk, pour ne nommer que ceux-ci.

Le disque commence en force avec Modulor, sans doute la seule pièce aux résonances quelques peu semblables au plancher de danse, quoique dans une faible mesure; une oreille avertie y décèlerait un son quelque peu semblable à Superheroes, de Daft Punk. Au premier abord, on se croirait également à bord d’un vaisseau spatial, en route pour quelque coin reculé de la galaxie. Et spatial est bel et bien le mot ici; l’auditeur se perd dans l’immensité sonore de ces Grands Projets, navigue d’une note à l’autre sans jamais émerger de ce voyage intersidéral

Au fil des pièces, on y détecte également un soupçon de Chemical Brothers, ceux de la vieille époque. Le lien est particulièrement frappant dans le début de la pièce éponyme du disque d’Organ Mood, qui a un air de famille avec Let Forever Be des Chemical Bros, percussions en moins.

Au final, Grands Projets est un disque qui mérite bon nombre d’écoutes attentives; tout d’abord parce que l’on s’y perd au début, submergé par les possibilités musicales, et, d’autre part, parce que l’on y trouve à chaque fois de nouvelles nuances, de nouvelles voies d’évasion.

Organ Mood lancera son disque à la Sala Rossa, le 20 août prochain, à 21h. Un spectacle à ne pas manquer, l’aspect visuel de ces rituels ajoutant bien entendu un quelque chose d’unique à une musique déjà ensorcelante.

Un extrait des Projections du groupe :

Pour un extrait audio du disque : Organ Mood sur Myspace

Dans la catégorie: Culturel

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