Festival d’été de Québec (FEQ) – De la musique plein la gueule!
Marie-Josée RICHARD
Le Festival d’été de Québec 2010 : 10 jours de musique dans la Vieille Capitale. Une programmation comme je les aime : éclectique. Des bains de foule monstres : une ambiance électrique. J’en suis sortie ravie, repue et ravigotée. Je vous partage ici quelques-uns de mes coups de cœurs et anecdotes.
Des oreilles faites de métal
Dream Theater
Mon baptême du FEQ a débuté avec du métal progressiste : Dream Theater, en première partie d’Iron Maiden, vendredi le 9 juillet 2010 à 19h30. La formation du Massachusetts, formée en 1985, initialement sous le nom de Majesty, a démarré la soirée de manière grandiose. Pour moi qui ne suis pas fan de ce genre de musique, j’ai été agréablement surprise. C’est avant tout ma curiosité qui m’avait amenée là… et l’envie de partager la soirée avec mes amis, des passionnés invétérés de métal. Et ça aura valu le coup : ce groupe en ouverture nous en a mis plein la gueule.
Dès les premiers accords, je me suis fait emporter dans cet univers sombre, qui ne ressemble en rien à la musique que j’écoute. À mes yeux, on a eu droit à une belle énergie sur scène, une synergie sentie entre les musiciens, des hymnes dramatiques et bien des envolées lyriques. Le chanteur, l’Ontarien Kevin James LaBrie, dont le regard était saisissant, semblait nous implorer de saisir toute la profondeur de sa musique.
Le travail de ces grands musiciens m’emplissait délicieusement mes oreilles. J’étais fascinée par les airs omniprésents et la posture charismatique du bassiste, John Myung ; quant au guitariste, John Petrucci, il jouait comme un pro, avec une concentration d’acier, ses doigts volant littéralement sur le manche de son instrument. Sans oublier le batteur : Mike Portnoy insistait pour que la foule s’embrase. Il se levait, frappait la mesure avec ses mains ou avec ses baguettes, levait les bras en l’air en signe d’encouragement. Avec la chaude pluie qui nous tombait dessus et la lumière du ciel qui nous quittait, l’ambiance était étrange et savoureuse. Puis, ils ont passé le flambeau au groupe culte de heavy metal…
Iron Maiden
Neuf heures passées, le moment tant attendu est arrivé : Iron Maiden. Il s’agit d’un groupe plus grand que nature, voire une religion pour certains. Ce groupe est l’un des plus grands succès commercial en ce qui a trait au genre heavy metal, avec plus de 100 millions d’albums vendus en carrière. On estime à 80 000 le nombre de personnes s’étant déplacées sur les Plaines d’Abraham pour assister à l’événement. Même qu’un spectateur sur deux arborait fièrement un t-shirt du groupe britannique. Étonnant? Pas tant quand on sait que la ville de Québec figure au premier rang des villes les plus «métalleuses» en Amérique du Nord, en comparaison à son nombre d’habitants.
Le chanteur Bruce Dickinson avait de l’énergie à revendre. Une vraie séance de workout : il n’en finissait plus de sauter partout et de courir d’un bout à l’autre de la scène. Et comme à son habitude lorsqu’il passe au Québec, il s’est s’adressé à la foule en français : «Comment ça va, Québec?». Il était en pleine forme, lui qui aura 52 ans le 7 août prochain. Et Iron Maiden roule ainsi depuis 1975 : déjà 35 ans de métier. 15 albums plus tard, le groupe anglais semble toujours aussi enflammé pour sa musique. Et la formation veut continuer à percer. Le chanteur n’a pas manqué de nous demander plusieurs fois d’acheter leur dernier album, The Final Frontier, qui sortira au Canada en août. «Iron Maiden, premier (vendeur) au Canada, à cause de vous, Québec?» Mon verdict de la soirée : un méchant bon divertissement. Merci, Québec!
Dans la catégorie: Chronique • Culturel
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