Fantasia – Doghouse : le féminisme a faim de… cerveaux
Hugo PRÉVOST
Satire particulière que celle de Doghouse, projeté hier au festival Fantasia : une bande d’amis se retrouvent dans un minuscule village anglais pour aider l’un d’entre eux à passer à travers son divorce. Malheureusement, les réjouissances viriles seront de très courtes durée, alors qu’une horde de zombies femmes se mettent en tête de leur faire la peau, et ce par tous les moyens. Quand, en plus, le virus de cette « maladie » se révèle être transmis par la lessive, pas besoin d’aller plus loin pour comprendre que le film est un gag anti-féministe. Et on se bidonne!
La comparaison avec Shaun of the Dead est inévitable; le réalisateur Jake West s’est sans doute inspiré de ce bijou de la comédie de zombies pour en tirer ce pastiche des films de morts-vivants. Une bande d’amis, au niveau intellectuel semblable à celui des héros de Shaun of the Dead, quelques gaffes qui font tendre les zygomatiques – la passe où trois des hommes se déguisent en femmes est bien réussie – et d sang, beaucoup de sang qui gicle, ce qui est toujours fort apprécié dans un film de zombies.
En bout de ligne, Doghouse est le genre de film à écouter entre amis, une bière à la main. Pas de lourdes réflexions philosophiques, uniquement un bon moment de rigolade, et l’occasion de souligner bruyamment les explosions de viscères à l’écran. On sent que le budget était réduit – le décor l’est tout autant -, mais c’est idéal pour occuper une soirée entre mâles. Les dames sont également les bienvenues, mais le ton masculin du long-métrage pourrait faire froncer quelques sourcils féminins.
Dans la catégorie: Culturel • Fantasia 2010
Mots-clef: angleterre, cinéma, comédie, doghouse, fantasia, féminisme, shaun of the dead, zombies



