Fantasia – À l’assaut de l’univers manga
Kelly-Anne BONIEUX
Comment rendre une histoire de manga sur grand écran intéressante et loufoque? Facile! Il suffit de faire un docu-fiction sur le sujet. Van Von Hunter, réalisé par Stu Levy et Steven Calcote, nous fait découvrir par l’entremise d’un faux documentaire les aventures tumultueuses d’un chasseur de créatures maléfiques qui se retrouve dans « notre » monde. Hilarant.
Dans son Dikay natal, Van Von Hunter se retrouve sans travail… En effet, les montres à éliminer se font de plus en plus rares et il se cherche une nouvelle occupation. C’est ainsi qu’il quitte son monde pour se retrouver à Hollywood, point de départ de son périple «terrestre». Toujours vêtu de son attirail de combat, il finit par retenir l’attention de Patrick, un étudiant en cinéma, qui décide de faire de la vie de Van un documentaire.
Parallèlement à cette histoire, on retrouve Stu et Steven, les deux réalisateurs (qui jouent d’ailleurs leur propre rôle dans le film) en pleine pré-production d’une adaptation de manga en film : Van Von Hunter.
Les premières minutes du long-métrage sont difficiles à saisir, mais lorsque les deux trames narratives se rencontrent, l’histoire se met enfin en place. Le mélange réalité/fiction vient se greffer à l’ascension fulgurante de Van et la descente en enfer des deux hommes de Tokyopop.
Cette formule «documentaire» lancée par le Borat de Sasha Baron Cohen, est reprise ici dans Van Von Hunter, mais les gags y sont moins vulgaires (fort heureusement!). À la place, Levy et Calcote se servent des quiproquos provoqués par cette fine ligne entre la réalité et la fiction pour nous offrir des gags plus poussés, souvent à double sens.
Seul petit bémol au film : sa longueur. Ce genre de production ne repose que sur ses blagues et ses mises en situation pour tenir le public en haleine. Hors, la moitié du film passée, la formule s’essouffle rapidement. Cela a sûrement à voir avec le fait que la trame narrative du film ait changé à maintes occasions en cours de route (toute la partie se déroulant au Japon n’était pas prévue au départ). Une conséquence directe de ce phénomène transparait dans la façon un peu abrupte dont le film se termine.
Van Von Hunter reste tout de même un film très divertissant et brillant dans sa façon d’interpréter la réalité du moment. Les fans de mangas ou du genre docu-fiction seront ravis par cette production de Tokyopop, qui promet d’ailleurs beaucoup de bonus intéressants sur son DVD… À suivre.
Dans la catégorie: Culturel • Fantasia 2010
Mots-clef: docu-fiction, fantasia, japon, manga, steven calcote, stu levy, van von hunter



