Fantasia – The Revenant : son succès viendrait-il de son côté « Dark Gift »?
Ingrid VALENT
Après une longue attente extérieure, animée par de nombreux éclairs, et une présentation sommaire du film par son producteur, Kerry Prior, les cinéphiles de Fantasia ont pu enfin jouir d’un film de zombies hors du commun!
Dès les premiers instants du film, et malgré une scène des plus tristes dans son contexte, le spectateur sait qu’il s’apprête à voir un film qui pousse au ridicule les moindres situations habituellement considérées comme les plus terribles de l’existence, ou encore, les moins conformes à la morale humaine.
Le thème de l’amitié, évoqué par Kerry Prior lui-même dans son court discours qui précède la projection de son film, est le point central du long métrage qui met en scène la «renaissance» de Bart Gregory (David Anders), officier militaire mort au combat, uniquement pendant la nuit. La recherche Google de son meilleur ami Joey (Chris Wylde) parvient à définir le mal qui le ronge : c’est un revenant. Afin d’éviter de se décomposer, Bart doit boire du sang humain; à travers ses multiples tentatives de survie, il finit par prendre conscience de ses nouvelles capacités, dont celle de l’invincibilité. Grâce à la combinaison de cet atout et de son savoir militaire, il devient alors le justicier de la nuit en attaquant les voyous pour se nourrir, et en sauvant simultanément les innocents. Mais ce combat pour la survie et la bonne cause finit par prendre des dimensions inquiétantes lorsque Joey est transformé à son tour et encourage Bart à poursuivre leurs activités nocturnes avec de moins en moins d’égards face à la vie humaine. Ce questionnement sur l’importance de la vie humaine fut très accentué par une critique, dont l’évidence excessive parut un peu lourde, sur les fautes lors d’interventions policières, toujours teinté d’un caractère dérisoire.
Attention, des phrases longuement ponctuées de «f*ck» à toutes les sauces peuvent causer, pour certaines personnes, une overdose! De même pour les longues cinq minutes où le dialogue se restreint à «dark gift» entre Bart et Joey, au plus grand plaisir des adeptes de la redondance et qui ramenait le revenant à une condition moins élevée d’intelligence, et donc, plus à un zombie classique.
Malgré une fin plus ordinaire avec le thème de l’expérimentation du phénomène qui animait le revenant, ainsi qu’une utilisation de leur capacité à des fins militaires, ce film expérimente la vision imprévisible du revenant invincible au rang non du chasseur habituellement utilisé, mais de celui de justicier.
L’entremêlement de hurlements de joie et de rires à l’applaudissement final marque une grande réussite de ce film pour le public de Fantasia.
Un film démentiel à placer à côté du grand classique Shaun of the Dead chez vous!
Dans la catégorie: Culturel • Fantasia 2010
Mots-clef: comédie, fantasia, film, horreur, kerry prior, shaun of the dead, the revenant, zombies



