Fantasia – Gallants : tel un canard préservé
Hugo PRÉVOST
Les réalisateurs hong-kongais Derek Kwok et Clement Cheng présentaient hier la première canadienne de leur dernier film, Gallants. Les flash crépitaient dans l’entrée de la salle Hall de l’Université Concordia, tandis que le gratin de la distribution prenait la pose. Parmi les célébrités se trouvait Bruce Leung, légende des films de kung-fu hong-kongais qui a plus de 40 ans de carrière derrière la cravate. La distribution de ce film promettait, et n’a pas déçu; Gallants est à classer parmi les bons films du genre.
Un jeune incompétent est envoyé dans une partie reculée de la mégalopole pour faire accélérer la démolition d’une ancienne école de kung-fu, aujourd’hui transformée en salon de thé et tenu par deux vieillards (Bruce Leung et Chen Kuan Tai), anciens élèves d’un maître (Teddy Robin) plongé dans le coma depuis 30 ans. Soudainement, ce dernier se réveille – en ayant tout oublié des dernières années, bien sûr -, et se met en tête de former ses élèves (anciens et nouveaux) pour remporter un tournoi d’arts martiaux.
La force de Gallants ne se situe pas nécessairement, comme dans Ip Man 2, au sein de son scénario, quelque peu décousu. Non, le film trouve plutôt tout son intérêt dans les petits moments de folle comédie, où les acteurs s’en donnent à coeur joie en cabotinant. Et ça marche! Le film est rigolo, drôle, hilarant par endroits. On se bat, oui, mais on déconne aussi beaucoup, et les frasques de Bruce Leung, attifé comme un retraité infirme et sans le sou, auront eût tôt fait de conquérir le public.
Dans la catégorie: Culturel • Fantasia 2010
Mots-clef: bruce leung, chen kuan tai, combat, comédie, critique, fantasia, film, gallants, kung-fu, teddy robin



