Quebecor doit être imputable, rappelle le Conseil de presse
Revue de presse
C’est à la raison du groupe Quebecor qu’a aujourd’hui fait appel l’ancien juge en chef de la commission d’enquête sur le scandale des commandites, après l’annonce, plus tôt cette semaine, du retrait des journaux du groupe Quebecor du Conseil de presse.
« En se retirant du Conseil de presse du Québec, les journaux de Quebecor brisent un contrat social qui les lie avec leur public et rompent leur promesse de répondre de leurs gestes devant le seul tribunal d’honneur de la presse québécoise »; voilà ce qu’a lancé aujourd’hui John Gomery, président du Conseil, à l’adresse de l’entreprise dirigée par Pierre-Karl Péladeau. En quittant l’organisme québécois d’auto-règlementation de la presse, Quebecor soustrait ainsi 60% du poids média papier au pouvoir scrutateur du Conseil.
L’ex-juge Gomery exhorte donc M. Péladeau à revoir sa décision, et presse Quebecor d’acquitter sa contribution financière envers le Conseil, tel que stipulé lors de l’adhésion d’un média à l’organisme.
Le Conseil de presse du Québec existe depuis 1973, et constitue un tribunal d’honneur. Quebecor s’en est retiré en raison de deux décisions du Conseil condamnant deux de ses journalistes, décisions que l’entreprise considère injustes.
MM. Gomery et Péladeau doivent se rencontrer le 15 juillet prochain.
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