Zoofest – Viser haut
Hugo PRÉVOST
Sans réelle surprise, Martin Durocher a la tête de l’emploi. Directeur général et artistique du Zoofest, les cheveux blonds, un t-shirt branché sur le dos, l’homme a littéralement l’allure d’être en charge d’un festival farfelu, mais dont la seconde édition s’annonce hilarante. Entre deux bouchées de saucisse et de choucroute, il a bien voulu nous en dire davantage sur la passion qui l’anime et l’événement qu’il organise.
Le Zoofest, qui en est donc à sa seconde itération en 2010, est sorti de la tête de Gilbert Rozon, l’organisateur en chef du festival Juste pour Rire. D’ailleurs, c’est ce dernier qui appelle Martin Durocher sur son cellulaire, quelques instants avant de débuter l’entrevue. Drôle de hasard! Quoiqu’il en soit, une fois la conversation terminée, le journaliste de Pieuvre.ca passe aux choses sérieuses.
L’idée de lancer un festival d’humour alternatif a germé dans la tête de Gilbert Rozon après quelques voyages autour du monde, spécifiquement à Édimbourg, en Écosse, et Avignon, dans le sud de la France. La première est l’hôte du festival Fringe – à ne pas confondre avec l’événement montréalais du même nom, qui vient de se terminer -, qui présente 2000 spectacles dans plus de 300 salles, le tout en un mois à peine. 28 000 artistes et un million de touristes envahissent une ville ayant la population de Québec. Le Zoofest, au-delà du désir d’offrir des spectacles d’humour de qualité à un public de 18 à 34 ans, vise également à faire découvrir de nouveaux talents et de nouveaux artistes. « Qui sait, certains des artistes invités au Zoofest auront-ils leur place dans des séries télé, dans des spectacles solos, dans des galas Juste pour Rire… », explique Martin Durocher.
L’édition 2010 du Zoofest tient également à se démarquer de la précédente version, qui avait souffert d’une certaine confusion dans la programmation. Cette année, assure Martin Durocher, tous les spectacles ont été vus par l’équipe de sélection. Leur nombre a aussi été réduit, passant de 70 à 40 (sur un millier de performances « passées en audition », nous assure-t-on). « Au final, le but est de transformer Montréal en plaque tournante de la culture mondiale », poursuit Martin Durocher.
Avec un plus petit nombre de spectacles, la direction du festival espère remplir davantage les salles. Selon cette approche – miser sur la qualité plutôt que la quantité -, le nombre d’artistes invités devrait tranquillement augmenter pour atteindre 200 prestations dans 10 ans, le tout dans 20 ou 25 salles, toujours dans le Quartier des Spectacles. Martin Durocher voit d’ailleurs le Zoofest comme un événement où les gens achèteront davantage des laisser-passer, plutôt que des billets pour des spectacles individuels.
Cette année, Zoofest vise à attirer 25 000 spectateurs, surtout en passant par les médias alternatifs et les réseaux sociaux. Une stratégie qui, si on ne sait pas encore si elle portera fruit, est somme toute peu chère.
Du 12 au 25 juillet. Pour plus d’informations : http://www.zoofest.com/fr
Dans la catégorie: Culturel • Zoofest 2010
Mots-clef: Culturel, entrevue, festival, gilbert rozon, humour, juste pour rire, martin durocher, montréal, rire, spectacles, zoofest



