Une nouvelle norme pour des événements écoresponsables

Hugo PRÉVOST

C’est aujourd’hui que le Conseil québécois des événements écoresponsables (CQEE) dévoilait sa nouvelle norme environnementale pour la gestion d’événements. Devant plusieurs centaines d’invités réunis à l’Université du Québec à Montréal, le CQEE, par la voix de Véronique Jampierre, directrice générale du Fonds d’action québécois pour le développement durable, lancé une échelle d’évaluation qui devrait permettre aux centres de congrès et aux organisateurs d’événements de mieux gérer les retombées environnementales découlant des nombreux colloques, congrès et réunions organisés à travers la province.

Il s’agit « d’une norme sans égale au Québec » a lancé Mme Jampierre. Concrètement, cette norme devrait favoriser la prise en compte des principes de développement durable, permettre aux organisateurs d’événements de promouvoir leur gestion responsable, reconnaître un cadre commun de référence, mettre en valeur les efforts de concertation de l’industrie, en plus de permettre au Québec de se démarquer sur les marchés nationaux et internationaux.

Concrètement, le CQEE vise, par cette norme, à englober tous les programmes de gestion écologique d’événement déjà en place dans de nombreux endroits du Québec, en plus d’en appeler aux autres centres et organisateurs afin de les sensibiliser à l’importance d’une gestion environnementalement viable.

En ce qui a trait à l’échelle elle-même, cette dernière sera composée de cinq niveaux et basée sur un système de points. En faisant appel à des fournisseurs locaux, en réduisant la quantité de déchets et de gaz carbonique émis dans l’atmosphère et en minimisant l’empreinte écologique lors du déplacement des délégués au cours d’un événement, par exemple, un centre des congrès se verrait accorder un certain nombre de points correspondant à l’effort fourni.

Au final, l’application des principes de cette norme généreront des retombées économiques importantes, que ce soit pour les fournisseurs locaux ou spécialisés en produits biologiques et équitables, mais également sous la forme d’économies substantielles pour les entreprises et les individus participant à de tels événements plus verts.

À ce propos, Marc Poirier et Nicolas Cournoyer, l’un directeur de la gestion immobilière et du soutien aux événements du Centre des congrès de Québec, l’autre directeur des opérations pour le Pikinic Électronic et l’Igloofest, ont tous deux témoignés de l’importance de l’application de normes environnementales lors de la tenue de grands événements. Bien que les deux hommes ne proviennent pas du même milieu, ni ne disposent des mêmes ressources, chacun d’entre eux a réitéré l’aspect primordiale d’une gestion événementielle écologique. « Imaginez si nous appliquions cette norme à l’ensemble du Québec, voire du pays », a lancé M. Poirier. Reste à savoir si cette nouvelle norme vaincra « le pire ennemi de tous, l’inertie », dixit Nicolas Cournoyer.

Dans la catégorie: EnvironnementSociété

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