Prince of Persia, the Sands of Time : convenu, mais divertissant
Xavier PROULX
La franchise de Prince Of Persia a bien évoluée au fil du temps. Les plus vieux se souviendront sans doute de l’arrivée élogieuse du premier opus du jeu vidéo iconique en 1989. Repris depuis avec succès par UbiSoft, la franchise se porte bien. Pas étonnant donc, en cette saison des blockbusters, que de voir Walt Disney débarquer en force pour en produire une adaptation cinématographique dans The Sand of Time.
Lors des grandes conquêtes du sixième siècle, le prince Dastan et son frère capturent la princesse Tamina, gardienne secrète de la dague du temps. Cet artefact ancien permet à son propriétaire de reculer partiellement dans le temps. Utilisée à mauvais escient, elle pourrait déclencher une tempête de sable qui envelopperait la Terre entière. Quel beau prétexte pour un conseiller royal mal intentionné, Nizam, qui mettra alors à l’œuvre un complot soigneusement orchestré afin d’accuser Dastan du meurtre de son propre père et ainsi s’approprier le précieux objet. Le scénario est par ailleurs typique de Walt Disney : le prince Dastan, beau gosse, et ses acrobaties tentant de séduire la jolie princesse Tamina.
Aucune surprise ici. Dialogues humoristiques entre la princesse-qui-refuse-de-se-laisser-séduire-mais-qui-finira-bien-par-tomber-pour-le-beau-prince et des «méchants» réellement méchants. Cela aurait pu être bien pire ! En effet, l’exercice est relativement réussi et le divertissement est au rendez-vous. Sous la forme des combats et cascades un peu bonasses popularisés dans Pirate des Caraïbes, Prince of Persia livre bien la marchandise. On pourra esquisser un sourire en coin alors que le prince Dastan grimpe aux murs, saute sur les désormais célèbres rondins de bois qui serpentent les légendaires citées perses, le tout avec le sourire mesdames et messieurs ! Walt Disney y rajoute une petite touche humoristique dans le personnage du Sheik Amar, fervent amateur de courses d’autruches (allez savoir…)! Il n’en demeure pas moins que les perpétuelles jérémiades de la princesse Tamina pourraient bien nous énerver tout autant qu’elles énervent le prince lui-même au cours de l’histoire. On comprendra en voyant le film !
Le clan des assassins du désert est aussi élégamment représenté. Cette secte d’assassins des sables, tout de noir vêtus, et dresseurs de serpents-tueurs, aurait presque tendance à rappeler les Sith, c’est tout dire. Un joli clin d’œil au jeu Assassin’s Creed, également développé par Ubisoft. L’esthétique de la production est donc bien assurée. Les vues aériennes des cités perses sont époustouflantes. On en retiendra donc un film tout ce qu’il y a de plus Disney, prévisible, un peu vide, mais divertissant pour une soirée d’été.
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