Katel «croze» son trou
Thibaud DE CLERCK
Katel est une agréable surprise. Après son premier album Raides à la ville remarqué pour son énergie et sa poésie, elle revient avec Decorum. A la première n’écoute, rien d’extraordinaire. Un peu de déjà fait, quelques soupçons de déjà entendus, et l’impression d’écouter une énième copie de telles ou telles chanteuses se fait grandissante.
Mais au fil des chansons, la voix de Katel se fait intrigante tout comme la mélodie. Tantôt électropop comme sur Chez Escher, tantôt se rapprochant plus de la ballade comme sur Vue sur le ring. On finit par apprécier le timbre de la jeune française. De son vrai nom Karen Lohier, la chanteuse, révélée au public en 2006 par un titre interprété en duo avec Yann Tiersen.
Sur ce nouvel opus Decorum, l’ambition affichée est d’emmener les auditeurs dans un véritable labyrinthe musical. Tour à tour, elle explore tous les domaines musicaux tels le rock, la pop, mais également quelques notes instrumentales sorties tout droit des années 70. Un vrai patchwork de style très agréable à écouter.
Malgré des mélodies rappelant fortement le deuxième album de Pauline Croze, Katel finit par imposer son propre style pour le plaisir des oreilles.
Dans la catégorie: Culturel
Mots-clef: 70, album, chanson française, decorum, électropop, instrumental, Katel, musique, patchwork, pop, raides à la ville, rock



