Article Archive pour mai 2010
L’assertion peut sembler loufoque, mais la logique derrière elle paraît implacable. Devant un auditoire quelque peu clairsemé réuni au théâtre Centaur de Montréal, la semaine dernière, le professeur en vision spatiale et informatique à l’Université de York, Hugh Wilson, a indiqué que les humains seraient en mesure de construire un cerveau artificiel équivalent au cerveau humain d’ici 2020. Pas encore une réplique biologique de la matière grise, bien entendu, mais un ordinateur possédant une capacité de calcul équivalente à celle de l’Homme.
Dernière revue de presse avant le mois de juin – qui s’annonce diablement chargé pour l’équipe de Pieuvre.ca -, voici les choix journalistiques des membres de la rédaction pour ce dimanche 30 mai 2010. Installez-vous à votre aise, et bonne lecture!
C’est un moment privilégié auquel le public a assisté hier à l’Usine C, lors de la première représentation d’Onde de Choc pour le Festival TransAmériques. Les huit danseurs de la compagnie O Vertigo avaient fière allure dans cette pièce qui leur est pratiquement dédiée. En effet, la chorégraphe Ginette Laurin a mis en scène une œuvre qui exsude littéralement du corps de chacun de ses interprètes. On parle évidemment ici du corps en mouvement, mais aussi du corps ébranlé par les émotions les plus intimes et agité par ses propres impulsions.
Ovation debout, forcément. Octave César vient de prononcer sa dernière réplique, et c’est un véritable marathon théâtral qui vient de prendre fin au Monument National. Six heures. Six heures de drame, de passion, de complots, de douleur, mais aussi six heures d’émerveillement, six heures d’un spectacle plus que magistral. Tragédies romaines, présenté au Festival Transamériques, est plus qu’une oeuvre, c’est un monument à la gloire de l’intemporalité de Shakespeare.
9h10 mercredi matin. On crève, et même si je me suis rendue au Complexe Ex-Centriz en Bixi, le vent dans les pédales, que la clim est dans le tapis, j’ai des sueurs froides qui coulent le long de mes tempes fatiguées. Un café vite enfilé, et hop à la projection de presse du Festivalissimo, celui qui rassemble les films latino-ibériques depuis déjà 15 ans.
La franchise de Prince Of Persia a bien évoluée au fil du temps. Les plus vieux se souviendront sans doute de l’arrivée élogieuse du premier opus du jeu vidéo iconique en 1989. Repris depuis avec succès par UbiSoft, la franchise se porte bien. Pas étonnant donc, en cette saison des blockbusters, que de voir Walt Disney débarquer en force pour en produire une adaptation cinématographique dans The Sand of Time.
Help me Mama!, nouvel EP du groupe Buddy McNeil and the Magic Mirrors, impressionne et séduit par son côté rock rétro et ses mélodies folk. Bien qu’il ne s’agisse que d’un avant-goût du véritable deuxième album du groupe, qui paraîtra en septembre, les quatre pièces du disque, Help me Mama!, Cry, Cry Cry, Maybe Baby et Teenage Moon sont un échantillon intéressant de la musique de ce quatuor américano-québécois.
Quel dommage! En effet, quel dommage de noyer une si grande musique et un très bon livret dans cette extravagance mal assurée et surtout trop assumée dont nous a gratifié Renaud Doucet, le metteur en scène de Cendrillon, sur la musique de Jules Massenet dont la première était présentée samedi dernier à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.
Les prochaines élections scolaires, sensées se dérouler cet automne sur l’ensemble du territoire québécois, pourraient n’avoir lieu que l’an prochain. C’est, du moins, ce que désire la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).
Après avoir profité de cette magnifique journée, l’équipe de Pieuvre.ca vous propose sa revue de presse hebdomadaire. Installez-vous confortablement, et prenez le temps d’éplucher ce que nous avons trouvé pour vous. Bonne lecture!
L’équipe de Pieuvre.ca a passé la soirée dehors, hier, pour s’imprégner de l’atmosphère festive qui envahit peu à peu les rues montréalaises. Notre photographe Xavier Proulx en a profité pour prendre quelques clichés, que nous vous présentons ici.
Défendant « la reconnaissance de tous les droits humains pour les personnes migrantes, immigrantes et refugiées », la Ligue des droits et libertés présentera le 27 mai prochain un mémoire lors des consultations de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).
Voici quelques brèves culturelles ayant retenu l’attention de l’équipe de rédaction de Pieuvre.ca. À vos yeux!
C’est ce matin qu’a été dévoilé le tracé de la future navette ferroviaire qui reliera l’aéroport de Montréal au centre-ville. Cet itinéraire, présenté par le président d’Aéroports de Montréal (ADM), James Cherry, devrait clore les délibérations et les discussions entourant ce projet de transport débattu et discuté depuis maintenant bientôt 30 ans.
Rythmé, mais à la fois planant, éthéré, mais également solidement ancré au sol; le duo britannique UNKLE est de retour avec When Did The Night Fall, cinquième album du groupe. Après l’aventure de End Titles… Stories for Film, qui rassemblait à la fois des compositions originales et des pièces ayant servi de trame sonore au documentaire Odyssey in Rome, ce nouvel album est décidément bien ancré dans la trame artistique du duo de hip-hop expérimental, et s’inscrit en continuité de Psyence Fiction et de Never Never Land.
Toujours fidèle au poste, l’équipe de Pieuvre.ca vous a de nouveau concocté un ensemble de textes qui ont attiré notre attention et suscité notre intérêt au cours de la dernière semaine. Installez-vous confortablement, et bonne lecture!
Malgré les apparences, Joyce Jonathan nous offre, sur son disque Sur mes garde, des mélodies intimistes et un premier opus habité par une sensibilité énorme dans lequel la jeune chanteuse raconte de belles histoires d’amour.
Les signes d’une sortie de crise ont beau se préciser davantage chaque jour, à en croire un rapport de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) publié aujourd’hui, les chiffres encourageants sur la reprise économique seraient faussés par l’augmentation du nombre d’emplois au sein de la fonction publique.
Katel est une agréable surprise. Après son premier album « Raides à la ville » remarqué pour son énergie et sa poésie, elle revient avec Decorum. A la première n’écoute, rien d’extraordinaire. Un peu de déjà fait, quelques soupçons de déjà entendus, et l’impression d’écouter une énième copie de telles ou telles chanteuses se fait grandissante.
De la neige en mai? Un dimanche froid et humide? Qu’à cela ne tienne, la revue de presse hebdomadaire de Pieuvre.ca est là pour alimenter vos esprits et occuper vos méninges. Voici donc nos choix pour cette semaine. Bonne lecture!
Les attentes étaient particulièrement élevées, hier, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, et pour cause : le groupe britannique Porcupine Tree revenait en sol montréalais, moins d’un an après son précédent passage au Métropolis. L’excellent album The Incident était à nouveau au programme, en plus de quelques pièces tirées du – très vaste – répertoire du quintette. Que cela a-t-il donné, me demanderez-vous? Simplement une performance purement et simplement extatique.
Minus One c’est sept pièces, toutes différentes, mais qui se complètent et semblent répondre à la question Pourquoi danser? Le chorégraphe Ohad Naharin présente avec succès à travers la troupe des Grands, le mystère du corps et du mouvement, et ce à travers le couple, les groupements hommes, femmes et mixtes, la danse avec le public et en solo. Le corps est déconstruit, observé, sculpté, tatoué et l’on ressort du spectacle avec une certitude de la nécessité de la danse dans notre société, et ce à tous les niveaux, professionnel et amateur, public ou intime, gracieux ou péniblement travaillé.
Les familles détentrices de billets pour l’opéra Cendrillon, présenté à la salle Wilfrid-Pelletier à partir du 22 mai, sont invitées à découvrir les coulisses du spectacle. Le dimanche 16 mai prochain, entre 13 et 16 heures, petits et grands auront l’occasion de voir l’envers du décor de cet opéra basé sur l’oeuvre de Massenet.
Peu importe la façon dont elle est abordée, la prostitution demeure toujours quelque peu taboue. Signe d’une réprobation plus que millénaire, cet ostracisme du plus vieux métier du monde fut l’objet d’innombrables films, documentaires et livres. Comment, alors, renouveler le sujet, et offrir une perspective unique sur ce phénomène aussi vieux que la société elle-même? En écrivant Escorte, Mélodie Nelson emprunte le chemin de l’autobiographie. Le résultat, particulier, offre une lecture intéressante, particulièrement au second degré.
Le moins qu’on puisse dire de l’interprétation de Marc-André Gautier sur son plus récent album, éponyme, c’est qu’elle est sans faille. Sans hésitation, sans erreur et, malheureusement, presque sans saveur.
